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Partie 16 / 18

Le système lymphatique

Suivez la lymphe du liquide interstitiel jusqu’aux veines, et expliquez le rôle des ganglions, des nodules, de la rate et du thymus.

Dans la section sur le transport, vous avez vu le liquide interstitiel entrer dans un vaisseau lymphatique. Suivez ce liquide jusqu’au bout et découvrez les organes qui le filtrent et le surveillent.

Une idée à la fois1 / 10

Lymphe

La lymphe est le liquide interstitiel entré dans un capillaire lymphatique. Environ trois litres sont drainés ainsi chaque jour ; ce liquide clair ressemble au plasma mais contient moins de protéines, car la plupart des protéines plasmatiques sont trop grosses pour quitter les vaisseaux sanguins.

Par exemple

Une cheville gonflée après un long vol présente un excès de liquide interstitiel. Les capillaires lymphatiques du pied en recueillent une partie et la ramènent vers le sang.

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Lymphe
La lymphe est le liquide interstitiel entré dans un capillaire lymphatique. Environ trois litres sont drainés ainsi chaque jour ; ce liquide clair ressemble au plasma mais contient moins de protéines, car la plupart des protéines plasmatiques sont trop grosses pour quitter les vaisseaux sanguins. Une cheville gonflée après un long vol présente un excès de liquide interstitiel. Les capillaires lymphatiques du pied en recueillent une partie et la ramènent vers le sang.
Valves
Les valves sont des replis internes des vaisseaux lymphatiques qui ne s’ouvrent que dans un sens. Elles maintiennent la lymphe vers les conduits au lieu de la laisser refluer. La lymphe n’a pas de pompe propre : les contractions des muscles squelettiques compriment les vaisseaux et les variations de pression liées à la respiration la font avancer. La marche contracte les muscles de la jambe, ce qui fait progresser la lymphe vers le haut. Rester debout sans bouger supprime cette aide et le liquide s’accumule.
Ganglion lymphatique
Un ganglion lymphatique est un petit organe capsulé situé le long d’un vaisseau lymphatique. La lymphe entre par les vaisseaux afférents, traverse un réseau de sinus et sort par les vaisseaux efférents au niveau du hile. Les lymphocytes B se rassemblent dans le cortex externe et les lymphocytes T dans le cortex interne. Les macrophages piègent et détruisent certaines substances étrangères, tandis que les lymphocytes déclenchent des réponses immunitaires. Lors d’une infection de la gorge, les ganglions du cou peuvent grossir et devenir douloureux car les cellules immunitaires s’y multiplient. C’est une réponse aux micro-organismes filtrés, non un combat du ganglion isolé.
Nodule lymphatique
Un nodule lymphatique est un amas de tissu lymphatique sans capsule. Les nodules se trouvent dans la paroi du tube digestif, des voies urinaires et génitales et des voies respiratoires, où l’ensemble porte le nom de tissu lymphatique associé aux muqueuses (MALT). Les gros amas comprennent les amygdales et les plaques de Peyer de l’iléon. Les amygdales se trouvent là où arrivent d’abord les substances avalées ou inhalées : leurs nodules rencontrent tôt les microbes. Ce ne sont pas des organes fermés comme les ganglions.
Rate
La rate est la plus grande masse de tissu lymphatique. Elle se situe dans la région hypochondriaque gauche, au-dessus et en arrière de l’estomac. La pulpe blanche contient des lymphocytes et des macrophages qui répondent aux substances du sang ; la pulpe rouge élimine globules rouges et plaquettes usés, stocke jusqu’au tiers des plaquettes et produisait les cellules sanguines avant la naissance. La pulpe blanche entoure des branches de l’artère splénique, et l’organe possède un hile où entrent et sortent son artère, sa veine et ses vaisseaux lymphatiques. Comme la rate échantillonne le sang et non la lymphe, elle retire de la circulation les globules rouges usés. La lymphe ne la traverse pas.
Thymus
Le thymus est un organe bilobé du médiastin, entre le sternum et l’aorte. Des lymphocytes T immatures y arrivent depuis la moelle osseuse rouge, se multiplient dans le cortex externe et sont sélectionnés ; une faible part survit. Les survivants mûrissent dans la médulla puis colonisent les autres tissus lymphatiques. Le thymus est maximal à la puberté, puis remplacé peu à peu par de la graisse. Un enfant dont le thymus ne fonctionne pas ne peut constituer une population normale de lymphocytes T : la défense contre certaines infections est affaiblie. Cet organe compte surtout au début de la vie.

Formation et circulation de la lymphe

Plus de liquide filtre hors des capillaires sanguins qu’il n’en revient. L’excès devient le liquide interstitiel, situé entre les cellules. Lorsque ce liquide entre dans un capillaire lymphatique, il s’appelle la lymphe. Les capillaires lymphatiques ont une extrémité fermée et une paroi de cellules chevauchantes : le liquide peut entrer mais non ressortir. Les plus petits vaisseaux lymphatiques se réunissent en vaisseaux plus gros, et l’ensemble du réseau conduit la lymphe vers les veines.

Vaisseaux, troncs et les deux conduits

La lymphe passe des capillaires lymphatiques aux vaisseaux lymphatiques munis de valves, puis aux troncs lymphatiques et enfin à deux conduits. Le conduit thoracique est la voie principale : il draine la partie inférieure du corps, le bras gauche et le côté gauche de la tête, du cou et du thorax. Le conduit lymphatique droit, plus court, draine la partie supérieure droite du corps. Les deux conduits se jettent dans de grosses veines près du cou : la lymphe retourne ainsi au sang.

Ganglions et nodules lymphatiques

Un ganglion lymphatique est un petit organe en forme de haricot situé le long d’un vaisseau lymphatique. La lymphe entre par les vaisseaux afférents et sort par les vaisseaux efférents : le flux est unidirectionnel. À l’intérieur, les macrophages piègent et détruisent certaines substances étrangères tandis que les lymphocytes déclenchent des réponses immunitaires. Les nodules lymphatiques sont différents : ce sont des amas de tissu lymphatique sans capsule, présents dans la paroi du tube digestif, des voies respiratoires et de la gorge, notamment les amygdales et les plaques de Peyer de l’intestin grêle.

La rate et le thymus

La rate et le thymus sont des organes lymphatiques. La rate se situe en haut à gauche de l’abdomen et surveille le sang : elle élimine les globules rouges usés, stocke des plaquettes et participe à la défense immunitaire. Le thymus se situe dans le haut du thorax, derrière le sternum, et c’est là que mûrissent les lymphocytes T. Ces lymphocytes reconnaissent des menaces précises. Le thymus est volumineux dans l’enfance et s’atrophie après la puberté ; les ganglions et les nodules persistent toute la vie.

Explorez l’illustration

Observez d’abord la vue entière. Puis sélectionnez un repère et reliez-le à l’idée que vous venez de lire.

Drainage lymphatique et organes lymphatiques

Vue antérieure schématique, non à l’échelle. Sélectionnez un numéro ci-dessous pour suivre une connexion à la fois. La droite du patient est à votre gauche. Le vert indique les voies lymphatiques ; le violet indique le tissu lymphoïde.

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01 / 18 Capillaires lymphatiques initiaux

Drainage lymphatique et organes lymphatiquesVue antérieure schématique, non à l’échelle. Sélectionnez un numéro ci-dessous pour suivre une connexion à la fois. La droite du patient est à votre gauche. Le vert indique les voies lymphatiques ; le violet indique le tissu lymphoïde. Les repères numérotés sont disponibles sous le schéma.1–9 · Choisir un numéro10–18 · Choisir un numéroDROITEGAUCHE

Un capillaire lymphatique fermé

Visite anatomique guidée : chaque étape présente une structure et ses rapports. Le repère se déplace ; l’anatomie reste immobile. Les mouvements réduits sont activés. Utilisez les flèches pour avancer par étapes, ou choisissez Lire.

Capillaires lymphatiques initiaux

Ces vaisseaux à extrémité fermée commencent dans la plupart des tissus. Les cellules chevauchantes de leur paroi laissent entrer le liquide interstitiel, et les filaments d’ancrage élargissent les ouvertures quand le tissu gonfle. Le liquide qu’ils contiennent s’appelle alors la lymphe.

Crédits des illustrations

Adaptations pédagogiques : suppression des textes, recadrage ou recoloration, ajout de repères interactifs. Les illustrations adaptées conservent leur licence d’origine.

Approfondir

Approfondissement

Suivez cet exemple pas à pas, puis essayez de l’expliquer. Les lectures supplémentaires sont facultatives : vous pouvez y revenir après l’illustration.

Exemple expliqué : du liquide du pied au sang du cou

  1. Après un long vol, un excès de liquide interstitiel s’accumule autour des cellules d’un pied. Les capillaires sanguins ont réabsorbé moins de liquide qu’ils n’en ont filtré : le surplus doit emprunter une autre voie.

  2. Le liquide entre dans un capillaire lymphatique du pied. Ce capillaire commence en tube fermé dont la paroi est faite de cellules chevauchantes : le liquide peut entrer par les ouvertures mais ne peut pas refluer dans le tissu. Une fois à l’intérieur, ce liquide s’appelle la lymphe.

  3. La lymphe passe dans des vaisseaux collecteurs munis de valves. La marche comprime ces vaisseaux et chaque valve ne laisse la lymphe monter que dans un sens. Elle ne va pas directement au cou : elle traverse les ganglions inguinaux, où macrophages et lymphocytes agissent sur les éléments étrangers.

  4. La lymphe filtrée continue dans les troncs lombaires, puis dans la citerne du chyle, et de là dans le conduit thoracique. Le pied étant situé sous les côtes, sa lymphe dépend du conduit thoracique et non du conduit lymphatique droit.

  5. Le conduit thoracique se jette à la jonction des veines jugulaire interne gauche et subclavière gauche. Le liquide récupéré redevient du plasma sanguin : la boucle commencée dans un capillaire s’achève dans une veine.

Expliquez avec vos mots

Le bras droit gonfle car sa lymphe ne peut pas s’écouler. Quel conduit est probablement bloqué, et pourquoi ?

Voir l’explication

Le conduit lymphatique droit. Il draine la partie supérieure droite du corps, dont le bras droit, alors que le conduit thoracique draine la partie inférieure du corps, le bras gauche et le côté gauche de la tête, du cou et du thorax. Le liquide qui ne peut quitter le tissu s’accumule, d’où le gonflement du bras.

Plus de détails — quand vous êtes prêt

Ces notes développent les mécanismes et le vocabulaire. Lisez un thème à la fois et retrouvez les structures sur l’illustration.

Comment la lymphe se forme et circule

Plus de liquide filtre hors des capillaires sanguins qu’il n’en revient. L’excès — environ trois litres par jour — quitte l’espace interstitiel par les capillaires lymphatiques et devient la lymphe.

Les capillaires lymphatiques sont un peu plus larges que les capillaires sanguins et commencent par une extrémité fermée. Leur paroi est faite de cellules endothéliales dont les bords se chevauchent. Lorsque la pression du liquide interstitiel dépasse celle du capillaire, les bords s’écartent comme une porte à sens unique et le liquide entre. Lorsque la pression interne est plus élevée, les bords se pressent l’un contre l’autre et la lymphe ne peut pas sortir. Des filaments d’ancrage élastiques fixent le capillaire au tissu environnant ; quand le tissu gonfle, ils élargissent les ouvertures.

La plupart des protéines plasmatiques sont trop grosses pour quitter un capillaire sanguin. Une petite quantité s’échappe et ne peut revenir par diffusion, car la concentration en protéines est plus élevée dans le sang. Les vaisseaux lymphatiques ramènent donc aussi au sang les protéines plasmatiques perdues : une fonction que la seule réabsorption liquidienne ne peut assurer.

Il n’existe pas de cœur lymphatique. La lymphe avance grâce aux contractions des muscles squelettiques qui compriment les vaisseaux et aux variations de pression entre abdomen et thorax lors de la respiration. Les valves s’ouvrent dans un seul sens : la lymphe progresse vers les conduits sans refluer.

Nommer le trajet du capillaire à la veine

Le trajet forme une hiérarchie : chaque étape est plus large que la précédente. Les capillaires lymphatiques se réunissent en vaisseaux lymphatiques, qui ressemblent aux veines mais ont des parois plus fines et plus de valves. Les vaisseaux d’une région forment un tronc lymphatique. Les troncs lombaires et intestinal se jettent dans la citerne du chyle, un sac à la partie haute de l’abdomen.

Le conduit thoracique est la voie principale. Il part de la citerne du chyle, reçoit dans le cou les troncs jugulaire, subclavier et bronchomédiastinal gauches, et draine la lymphe du côté gauche de la tête, du cou et du thorax, du membre supérieur gauche et de tout le corps sous les côtes. Il se jette à la jonction des veines jugulaire interne gauche et subclavière gauche.

Le conduit lymphatique droit ne mesure qu’environ 1,2 cm. Il reçoit les troncs jugulaire, subclavier et bronchomédiastinal droits et draine la partie supérieure droite du corps : côté droit de la tête et du thorax et bras droit. Il se jette dans les veines correspondantes à droite.

Apprenez les deux territoires ensemble : tout ce qui est sous les côtes dépend du conduit thoracique, quel que soit le côté.

À l’intérieur d’un ganglion lymphatique

Un ganglion lymphatique est un filtre placé sur le trajet de la lymphe. La lymphe entre par la face convexe par plusieurs vaisseaux afférents dont les valves s’ouvrent vers l’intérieur. Elle traverse ensuite des canaux irréguliers appelés sinus : d’abord le sinus sous-capsulaire, puis les sinus trabéculaires du cortex, puis les sinus médullaires au centre. Elle sort par un ou deux vaisseaux efférents, plus larges et moins nombreux, dont les valves s’ouvrent vers l’extérieur.

Le tissu fonctionnel est organisé en zones. Le cortex externe contient des amas arrondis de lymphocytes B. Un amas qui a rencontré son antigène développe un centre germinatif plus clair et devient un nodule secondaire. Le cortex interne contient surtout des lymphocytes T et des cellules dendritiques qui leur présentent l’antigène. La médulla renferme des lymphocytes B, des plasmocytes producteurs d’anticorps et des macrophages. Des fibres réticulaires forment le maillage de soutien qui ralentit le flux et permet aux cellules de s’accrocher.

Le résultat est double : les macrophages détruisent une partie des substances étrangères par phagocytose et les lymphocytes répondent au reste. La lymphe filtrée poursuit ensuite son trajet.

Les nodules lymphatiques ne sont pas de petits ganglions. Un nodule est un amas de tissu lymphatique sans capsule ; les nodules siègent dans le chorion des muqueuses digestives, urinaires, génitales et respiratoires, où l’ensemble s’appelle tissu lymphatique associé aux muqueuses (MALT). Les amygdales forment un anneau à l’entrée de la gorge, les follicules lymphatiques agrégés ou plaques de Peyer occupent l’iléon, et d’autres nodules existent dans l’appendice. Leur position à une entrée leur permet de rencontrer tôt les microbes.

La rate et le thymus : deux rôles différents

La rate est la plus grande masse de tissu lymphatique, longue d’environ 12 cm. Elle se situe dans la région hypochondriaque gauche, entre l’estomac et le diaphragme, et les organes voisins laissent des empreintes sur sa face viscérale : gastrique, rénale et colique. Le sang y arrive par l’artère splénique et en repart par la veine splénique ; ces vaisseaux, avec les vaisseaux lymphatiques efférents, traversent le hile.

Son tissu se divise en pulpe blanche et pulpe rouge. La pulpe blanche est du tissu lymphatique organisé autour de branches de l’artère splénique, les artères centrales. Les lymphocytes B et T y assurent des réponses immunitaires et les macrophages détruisent les agents pathogènes véhiculés par le sang. La pulpe rouge est formée de sinus veineux remplis de sang et de cordons spléniques. La rate y élimine les globules rouges et les plaquettes rompus, usés ou défectueux, stocke jusqu’au tiers des plaquettes de l’organisme et produisait les cellules sanguines pendant la vie fœtale.

Comme elle échantillonne le sang, la rate ne filtre pas la lymphe circulant dans les vaisseaux lymphatiques : ce rôle revient aux ganglions.

Le thymus est le second organe lymphatique primaire. Il se situe dans le médiastin, entre le sternum et l’aorte, et une capsule prolongée par des travées le divise en lobules. Chaque lobule possède un cortex externe sombre et une médulla centrale plus claire.

Les lymphocytes T immatures vont de la moelle osseuse rouge au cortex, s’y multiplient et sont testés sur leur capacité à reconnaître des cibles utiles. Environ deux pour cent seulement survivent à cette sélection ; les autres meurent par apoptose et les macrophages éliminent les débris. Les survivants mûrissent dans la médulla, puis colonisent les ganglions, la rate et les nodules.

Le thymus est maximal à la puberté, puis le tissu adipeux et conjonctif remplace une grande partie de l’organe, qui peut ne peser que 3 g chez la personne âgée. Il façonne la population de lymphocytes T tôt dans la vie ; ensuite, ces cellules se multiplient ailleurs.

Une distinction utile : les organes lymphatiques primaires — moelle osseuse rouge et thymus — sont les lieux où les cellules deviennent immunocompétentes. Les organes et tissus secondaires — ganglions, rate et nodules — sont les lieux de la plupart des réponses immunitaires.

Pour aller plus loin — facultatif

Ressources externes gratuites en anglais. Connexion Internet nécessaire pour ouvrir les liens. Choisissez le sujet qui vous intéresse ; ces lectures ne sont pas nécessaires pour terminer la section.

La progression d’entraînement est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel.

Sources et notes sur les illustrations

Notes pédagogiques bilingues organisées à partir de vos pages de référence. Les illustrations médicales SVG sont créditées sous chaque figure ; les séquences guidées accompagnent l’étude pas à pas. Validation anatomique et linguistique en attente.