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Partie 18 / 18

Le système tégumentaire

Décrivez les couches et les cellules de la peau, et expliquez comment elle protège, perçoit et régule la température.

Vous pouvez voir et toucher votre propre peau. Partez de cette familiarité pour examiner sa composition et son rôle pour le reste du corps.

Une idée à la fois1 / 10

Épiderme

L’épiderme est la partie superficielle et plus mince de la peau, faite d’un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé. Il ne contient pas de vaisseaux : les nutriments atteignent ses cellules par diffusion depuis le derme. Sa couche la plus profonde, le stratum basale, abrite des cellules souches qui se divisent et poussent de nouveaux kératinocytes vers la surface.

Par exemple

Une éraflure superficielle qui ne saigne pas n’a atteint que l’épiderme. Dès qu’elle touche le derme, des vaisseaux sont déchirés et le saignement commence.

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Épiderme
L’épiderme est la partie superficielle et plus mince de la peau, faite d’un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé. Il ne contient pas de vaisseaux : les nutriments atteignent ses cellules par diffusion depuis le derme. Sa couche la plus profonde, le stratum basale, abrite des cellules souches qui se divisent et poussent de nouveaux kératinocytes vers la surface. Une éraflure superficielle qui ne saigne pas n’a atteint que l’épiderme. Dès qu’elle touche le derme, des vaisseaux sont déchirés et le saignement commence.
Kératinocyte
Les kératinocytes représentent environ 90 % des cellules de l’épiderme. Ils produisent la kératine, protéine fibreuse résistante qui protège les tissus sous-jacents de la chaleur, des microbes et des produits chimiques, et des granules lamellaires libérant un ciment hydrofuge. Ce ciment limite les entrées et les pertes d’eau et ralentit la pénétration des corps étrangers. Une friction prolongée épaissit l’épiderme en cal. Plus de kératine signifie plus de protection, mais pas plus de sensibilité.
Mélanine
Les mélanocytes produisent la mélanine, pigment jaune-rouge ou brun-noir qui contribue à la couleur de la peau et absorbe les ultraviolets nocifs. Leurs longs prolongements s’insinuent entre les kératinocytes et leur transfèrent des granules de mélanine, qui s’accumulent au-dessus du noyau, du côté de la surface. Les différences de couleur de peau tiennent surtout à la quantité de mélanine produite et à sa répartition, non à un type de cellule différent. Après une exposition au soleil, davantage de mélanine est produite et la peau fonce. Ce bronzage est une réponse à une agression, non une preuve que l’exposition était sans danger.
Derme
Le derme est la partie profonde et plus épaisse de la peau, faite de tissu conjonctif. Sa fine couche papillaire se trouve juste sous l’épiderme, avec des papilles dermiques qui s’emboîtent aux crêtes épidermiques. Sa couche réticulaire, plus épaisse, contient collagène et fibres élastiques, follicules pileux, glandes, vaisseaux, nerfs et la plupart des récepteurs. Des fibres du derme ancrent la peau à l’hypoderme. Une coupure profonde du derme détruit glandes et follicules. L’épiderme peut repousser, mais les annexes parfois non : c’est pourquoi une cicatrice n’a ni poil ni glande sudoripare.
Annexes cutanées
Poils, ongles et glandes sont les annexes cutanées. Le follicule pileux est un tube de cellules épidermiques enfoncé dans le derme, avec un muscle arrecteur qui redresse le poil. Les glandes sébacées sécrètent le sébum, qui lubrifie poils et peau. Les glandes sudoripares libèrent la sueur par un canal ; les eccrines sont répandues, les apocrines s’ouvrent dans les follicules. Les ongles sont des plaques de cellules kératinisées dures. La chair de poule par le froid correspond à la contraction des muscles arrecteurs. Ils redressent le poil, mais apportent peu de chaleur chez l’humain.
Thermorégulation
La peau aide à maintenir la température corporelle. Quand l’organisme a trop chaud, les vaisseaux cutanés se dilatent et les glandes sudoripares libèrent de la sueur, dont l’évaporation emporte de la chaleur. Quand il a trop froid, ces vaisseaux se resserrent et la production de sueur diminue : moins de chaleur est perdue. Les frissons ajoutent de la chaleur par l’activité musculaire. Ce sont des réponses de rétroaction négative : l’écart diminue au lieu de s’amplifier. Pendant un exercice intense, la peau rougit et la sueur apparaît. Ces deux changements augmentent la perte de chaleur, ce qui limite l’élévation de température.

Couches et cellules de la peau

Le système tégumentaire comprend la peau, ses poils, ses ongles, ses glandes et ses récepteurs sensoriels. La peau est le plus grand organe par sa surface et son poids : environ 2 mètres carrés et 4,5 à 5 kg chez l’adulte, soit près de 16 % du poids corporel. Elle comporte deux parties. L’épiderme superficiel est un épithélium ; le derme, plus profond et plus épais, est du tissu conjonctif. Sous le derme, sans faire partie de la peau, se trouve l’hypoderme.

Du stratum basale à la surface

L’épiderme ne contient pas de vaisseaux sanguins. Sa couche la plus profonde, le stratum basale, abrite des cellules souches qui se divisent pour produire de nouveaux kératinocytes, repoussés peu à peu vers la surface. Les kératinocytes représentent environ 90 % des cellules de l’épiderme ; ils fabriquent la kératine, protéine résistante, et des granules lamellaires libérant un ciment hydrofuge. La peau épaisse des paumes et des plantes a cinq couches ; la peau mince ailleurs en a quatre. La peau synthétise aussi la vitamine D lorsqu’elle est exposée aux ultraviolets.

Pigment, immunité et toucher dans l’épiderme

Les mélanocytes représentent environ 8 % des cellules de l’épiderme et produisent la mélanine, pigment qui colore la peau et absorbe les ultraviolets nocifs. Deux autres types cellulaires comptent. Les cellules de Langerhans viennent de la moelle osseuse rouge et participent aux réponses immunitaires contre les microbes qui pénètrent la peau. Les cellules de Merkel occupent la couche la plus profonde et forment, avec l’extrémité d’un neurone sensoriel, un disque qui détecte le toucher.

Derme, annexes et régulation de la température

Le derme contient vaisseaux, nerfs, glandes, follicules pileux et récepteurs ; il comprend une fine couche papillaire sous l’épiderme et une couche réticulaire plus épaisse en dessous. Les follicules pileux s’enfoncent dans le derme ; les glandes sébacées lubrifient poils et peau par le sébum ; les glandes sudoripares libèrent la sueur dont l’évaporation refroidit le corps. Les ongles sont des plaques de kératine durcie. Des récepteurs du toucher léger, de la pression, de la douleur et de la température renseignent sur l’extérieur, tandis que le débit sanguin cutané et la sueur participent à la thermorégulation.

Explorez l’illustration

Observez d’abord la vue entière. Puis sélectionnez un repère et reliez-le à l’idée que vous venez de lire.

Couches, cellules et annexes de la peau

Coupe schématique de la peau, non à l’échelle : la surface est en haut. L’épiderme repose sur le derme, lui-même sur l’hypoderme. Poils, glandes, appareil unguéal et plusieurs types de récepteurs sont représentés en place.

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01 / 16 Épiderme

Couches, cellules et annexes de la peauCoupe schématique de la peau, non à l’échelle : la surface est en haut. L’épiderme repose sur le derme, lui-même sur l’hypoderme. Poils, glandes, appareil unguéal et plusieurs types de récepteurs sont représentés en place. Les repères numérotés sont disponibles sous le schéma.La peau en coupe · couches, cellules et annexesCoupe schématique, non à l’échelle. La surface est en haut ; les tissus profonds en bas. Seul le traceur de flux se déplace.ÉpidermeDermeHypoderme

L’épiderme se renouvelle depuis sa base

Visite anatomique guidée : chaque étape présente une structure et ses rapports. Le repère se déplace ; l’anatomie reste immobile. Les mouvements réduits sont activés. Utilisez les flèches pour avancer par étapes, ou choisissez Lire.

Épiderme

L’épiderme est la partie superficielle et plus mince de la peau, faite d’un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé. Il ne contient pas de vaisseaux sanguins : ses cellules reçoivent leurs nutriments par diffusion depuis le derme. Son épaisseur varie : la peau mince a quatre couches, la peau épaisse des paumes et des plantes en a cinq.

Approfondir

Approfondissement

Suivez cet exemple pas à pas, puis essayez de l’expliquer. Les lectures supplémentaires sont facultatives : vous pouvez y revenir après l’illustration.

Exemple expliqué : ce qui arrive à la peau par temps chaud

  1. Vous travaillez dehors par temps chaud. Des récepteurs cutanés et la température centrale dépassent la valeur de référence, et l’hypothalamus coordonne la réponse.

  2. Les vaisseaux du derme se dilatent. Davantage de sang chaud atteint la surface, où la chaleur peut quitter le corps par rayonnement et convection. C’est pourquoi la peau paraît rougie.

  3. Les glandes sudoripares du derme libèrent la sueur par des canaux jusqu’à la surface. L’évaporation de l’eau de la sueur prélève de la chaleur à la peau : le refroidissement se poursuit tant que la sudation dure.

  4. Ces deux changements ramènent la température vers la valeur de référence : le signal de sudation et de vasodilatation diminue. Cette rétroaction négative explique que l’élévation de température soit limitée, non sans fin.

Expliquez avec vos mots

Vous passez dans une pièce froide. Que deviennent les vaisseaux du derme et la production de sueur, et en quoi est-ce utile ?

Voir l’explication

Les vaisseaux du derme se resserrent et la production de sueur diminue. Moins de sang chaud atteint la surface et moins d’eau s’évapore : moins de chaleur est perdue et la température est conservée. Si la baisse se poursuit, les muscles squelettiques frissonnent pour produire de la chaleur. Il s’agit toujours d’une rétroaction négative : l’organisme répond à un changement en le réduisant.

Plus de détails — quand vous êtes prêt

Ces notes développent les mécanismes et le vocabulaire. Lisez un thème à la fois et retrouvez les structures sur l’illustration.

Deux couches et une couche en dessous

La peau, aussi appelée membrane cutanée ou tégument, est le plus grand organe du corps par sa surface et son poids. Chez l’adulte, elle couvre environ 2 mètres carrés et pèse 4,5 à 5 kg, soit près de 16 % du poids corporel. Son épaisseur varie beaucoup : environ 0,5 mm sur les paupières et 4,0 mm sur les talons, mais 1 à 2 mm sur la majeure partie du corps.

Elle comporte deux parties. L’épiderme est la portion superficielle et plus mince, de nature épithéliale. Le derme est la portion profonde et plus épaisse, de nature conjonctive. Sous le derme, sans faire partie de la peau, se trouve l’hypoderme, fait de tissu aréolaire et adipeux. Des fibres du derme ancrent la peau à cette couche, qui s’attache elle-même au fascia des muscles et des os. L’hypoderme stocke la graisse et contient de gros vaisseaux.

Le système tégumentaire ne se limite pas à la peau : il comprend aussi les poils, les glandes sébacées et sudoripares, les ongles et les récepteurs sensoriels. Ses principales contributions à l’homéostasie sont la protection, la régulation de la température et l’information sensorielle sur l’environnement. La peau étant très visible, un changement de couleur peut aussi signaler un problème ailleurs : une teinte bleutée peut accompagner un manque d’oxygène dans les tissus.

L’épiderme : quatre cellules, quatre ou cinq couches

L’épiderme est un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé contenant quatre principaux types de cellules. Environ 90 % sont des kératinocytes, disposés en quatre ou cinq couches. Ils produisent la kératine, protéine fibreuse résistante qui protège les tissus sous-jacents de la chaleur, des microbes et des produits chimiques, et des granules lamellaires libérant un ciment hydrofuge. Ce ciment limite les entrées et les pertes d’eau et bloque la pénétration des corps étrangers.

Environ 8 % sont des mélanocytes, qui produisent la mélanine, pigment jaune-rouge ou brun-noir. Leurs longs prolongements s’insinuent entre les kératinocytes et leur transfèrent des granules de mélanine. Dans le kératinocyte, les granules s’accumulent au-dessus du noyau, du côté de la surface, protégeant l’ADN nucléaire des ultraviolets. Les mélanocytes eux-mêmes sont particulièrement sensibles aux lésions par les ultraviolets.

Les cellules de Langerhans proviennent de la moelle osseuse rouge et migrent dans l’épiderme. Elles restent peu nombreuses et participent aux réponses immunitaires contre les microbes qui pénètrent la peau, en aidant les autres cellules immunitaires à reconnaître et détruire l’intrus. Elles sont elles aussi facilement endommagées par les ultraviolets.

Les cellules de Merkel sont les moins nombreuses. Elles occupent la couche la plus profonde et touchent le prolongement aplati d’un neurone sensoriel, formant un disque de Merkel qui détecte le toucher.

Dans la plupart des régions, l’épiderme compte quatre couches : stratum basale, stratum spinosum, stratum granulosum et un stratum corneum mince. Là où la friction est la plus forte, aux pulpes des doigts, aux paumes et aux plantes, s’ajoute un stratum lucidum et le stratum corneum est épais : c’est la différence entre peau mince et peau épaisse. La couche la plus profonde, le stratum basale, est une seule rangée de kératinocytes cuboïdes ou columnaires ; certaines sont des cellules souches qui se divisent pour produire sans cesse de nouveaux kératinocytes. On l’appelle aussi stratum germinativum pour cette raison. Les nouvelles cellules sont repoussées vers la surface : les couches les plus externes sont donc les plus anciennes.

Le derme et ses annexes

Le derme est du tissu conjonctif, bien plus épais que l’épiderme. Il présente deux régions. La couche papillaire est la partie superficielle et mince, à surface irrégulière formant les papilles dermiques. Celles-ci s’emboîtent aux crêtes épidermiques, augmentant la surface d’échange et donnant aux empreintes digitales leur dessin. Les anses capillaires y rapprochent le sang de l’épiderme, qui n’a pas de vaisseaux. Certaines papilles contiennent aussi des corpuscules tactiles, récepteurs du toucher proches de la surface.

La couche réticulaire est la partie profonde et plus épaisse. Elle contient du tissu conjonctif dense, collagène et fibres élastiques, et abrite les follicules pileux, les glandes sébacées et sudoripares, les nerfs, la plupart des récepteurs sensoriels et les plus gros vaisseaux. En profondeur, et parfois dans la couche papillaire, se trouvent les corpuscules lamelleux, sensibles à la pression.

Le poil est une structure kératinisée qui pousse à partir d’un follicule, tube de cellules épidermiques enfoncé dans le derme. La racine est dans le follicule ; la tige dépasse la surface. Un muscle arrecteur du poil s’attache au follicule et le redresse par sa contraction. Les glandes sébacées sont généralement reliées aux follicules et sécrètent le sébum, mélange huileux qui lubrifie poils et peau. Les glandes sudoripares libèrent la sueur par un canal ; les eccrines sont répandues et s’ouvrent à la surface, les apocrines s’ouvrent dans les follicules. Les ongles sont des plaques de cellules épidermiques kératinisées dures et serrées, qui protègent l’extrémité des doigts et des orteils.

Les récepteurs cutanés se partagent le travail : les corpuscules tactiles signalent le toucher léger, les lamelleux la pression et les vibrations, et les terminaisons nerveuses libres la douleur et la température.

Fonctions, et différence entre couleur et lésion de la peau

Le système tégumentaire remplit plusieurs fonctions à la fois. Il régule la température corporelle, stocke du sang, protège l’organisme de l’environnement extérieur, détecte les sensations cutanées, excrète et absorbe de petites quantités de substances et synthétise la vitamine D lorsque la peau est exposée aux ultraviolets.

La régulation de la température fonctionne par rétroaction négative. Quand l’organisme a trop chaud, les vaisseaux du derme se dilatent et les glandes sudoripares libèrent de la sueur ; l’évaporation de cette sueur emporte de la chaleur. Quand il a trop froid, ces vaisseaux se resserrent et la sudation diminue : moins de chaleur est perdue, et les frissons ajoutent de la chaleur par l’activité musculaire. Dans les deux sens, la réponse réduit le changement initial.

La couleur de la peau est souvent mal comprise. La production et la répartition de la mélanine expliquent une grande part des variations normales entre les personnes, et la quantité présente change avec l’exposition au soleil. Le bronzage est une réponse à une agression ultraviolette, non la preuve que l’exposition était sans danger ; les mélanocytes figurent d’ailleurs parmi les cellules les plus facilement lésées par les ultraviolets. Un changement de couleur peut aussi signaler un problème ailleurs dans l’organisme, et toute modification cutanée persistante ou inexpliquée est un constat clinique qui demande une évaluation appropriée, non un autodiagnostic.

Une conséquence pratique de la structure de la peau concerne la cicatrisation. La peau ne peut pas se régénérer si une lésion détruit une grande partie du stratum basale et de ses cellules souches : une telle plaie nécessite une greffe de peau. Une plaie profonde qui détruit follicules et glandes cicatrise avec un tissu sans poil ni glande sudoripare, car l’épiderme peut repousser mais les annexes parfois non.

Pour aller plus loin — facultatif

Ressources externes gratuites en anglais. Connexion Internet nécessaire pour ouvrir les liens. Choisissez le sujet qui vous intéresse ; ces lectures ne sont pas nécessaires pour terminer la section.

La progression d’entraînement est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel.

Sources et notes sur les illustrations

Notes pédagogiques bilingues organisées à partir de vos pages de référence. Les illustrations médicales SVG sont créditées sous chaque figure ; les séquences guidées accompagnent l’étude pas à pas. Validation anatomique et linguistique en attente.