Vous pouvez voir et toucher votre propre peau. Partez de cette familiarité pour examiner sa composition et son rôle pour le reste du corps.
Épiderme
L’épiderme est la partie superficielle et plus mince de la peau, faite d’un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé. Il ne contient pas de vaisseaux : les nutriments atteignent ses cellules par diffusion depuis le derme. Sa couche la plus profonde, le stratum basale, abrite des cellules souches qui se divisent et poussent de nouveaux kératinocytes vers la surface.
Une éraflure superficielle qui ne saigne pas n’a atteint que l’épiderme. Dès qu’elle touche le derme, des vaisseaux sont déchirés et le saignement commence.
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- Épiderme
- L’épiderme est la partie superficielle et plus mince de la peau, faite d’un épithélium pavimenteux stratifié kératinisé. Il ne contient pas de vaisseaux : les nutriments atteignent ses cellules par diffusion depuis le derme. Sa couche la plus profonde, le stratum basale, abrite des cellules souches qui se divisent et poussent de nouveaux kératinocytes vers la surface. Une éraflure superficielle qui ne saigne pas n’a atteint que l’épiderme. Dès qu’elle touche le derme, des vaisseaux sont déchirés et le saignement commence.
- Kératinocyte
- Les kératinocytes représentent environ 90 % des cellules de l’épiderme. Ils produisent la kératine, protéine fibreuse résistante qui protège les tissus sous-jacents de la chaleur, des microbes et des produits chimiques, et des granules lamellaires libérant un ciment hydrofuge. Ce ciment limite les entrées et les pertes d’eau et ralentit la pénétration des corps étrangers. Une friction prolongée épaissit l’épiderme en cal. Plus de kératine signifie plus de protection, mais pas plus de sensibilité.
- Mélanine
- Les mélanocytes produisent la mélanine, pigment jaune-rouge ou brun-noir qui contribue à la couleur de la peau et absorbe les ultraviolets nocifs. Leurs longs prolongements s’insinuent entre les kératinocytes et leur transfèrent des granules de mélanine, qui s’accumulent au-dessus du noyau, du côté de la surface. Les différences de couleur de peau tiennent surtout à la quantité de mélanine produite et à sa répartition, non à un type de cellule différent. Après une exposition au soleil, davantage de mélanine est produite et la peau fonce. Ce bronzage est une réponse à une agression, non une preuve que l’exposition était sans danger.
- Derme
- Le derme est la partie profonde et plus épaisse de la peau, faite de tissu conjonctif. Sa fine couche papillaire se trouve juste sous l’épiderme, avec des papilles dermiques qui s’emboîtent aux crêtes épidermiques. Sa couche réticulaire, plus épaisse, contient collagène et fibres élastiques, follicules pileux, glandes, vaisseaux, nerfs et la plupart des récepteurs. Des fibres du derme ancrent la peau à l’hypoderme. Une coupure profonde du derme détruit glandes et follicules. L’épiderme peut repousser, mais les annexes parfois non : c’est pourquoi une cicatrice n’a ni poil ni glande sudoripare.
- Annexes cutanées
- Poils, ongles et glandes sont les annexes cutanées. Le follicule pileux est un tube de cellules épidermiques enfoncé dans le derme, avec un muscle arrecteur qui redresse le poil. Les glandes sébacées sécrètent le sébum, qui lubrifie poils et peau. Les glandes sudoripares libèrent la sueur par un canal ; les eccrines sont répandues, les apocrines s’ouvrent dans les follicules. Les ongles sont des plaques de cellules kératinisées dures. La chair de poule par le froid correspond à la contraction des muscles arrecteurs. Ils redressent le poil, mais apportent peu de chaleur chez l’humain.
- Thermorégulation
- La peau aide à maintenir la température corporelle. Quand l’organisme a trop chaud, les vaisseaux cutanés se dilatent et les glandes sudoripares libèrent de la sueur, dont l’évaporation emporte de la chaleur. Quand il a trop froid, ces vaisseaux se resserrent et la production de sueur diminue : moins de chaleur est perdue. Les frissons ajoutent de la chaleur par l’activité musculaire. Ce sont des réponses de rétroaction négative : l’écart diminue au lieu de s’amplifier. Pendant un exercice intense, la peau rougit et la sueur apparaît. Ces deux changements augmentent la perte de chaleur, ce qui limite l’élévation de température.
Couches et cellules de la peau
Le système tégumentaire comprend la peau, ses poils, ses ongles, ses glandes et ses récepteurs sensoriels. La peau est le plus grand organe par sa surface et son poids : environ 2 mètres carrés et 4,5 à 5 kg chez l’adulte, soit près de 16 % du poids corporel. Elle comporte deux parties. L’épiderme superficiel est un épithélium ; le derme, plus profond et plus épais, est du tissu conjonctif. Sous le derme, sans faire partie de la peau, se trouve l’hypoderme.
Du stratum basale à la surface
L’épiderme ne contient pas de vaisseaux sanguins. Sa couche la plus profonde, le stratum basale, abrite des cellules souches qui se divisent pour produire de nouveaux kératinocytes, repoussés peu à peu vers la surface. Les kératinocytes représentent environ 90 % des cellules de l’épiderme ; ils fabriquent la kératine, protéine résistante, et des granules lamellaires libérant un ciment hydrofuge. La peau épaisse des paumes et des plantes a cinq couches ; la peau mince ailleurs en a quatre. La peau synthétise aussi la vitamine D lorsqu’elle est exposée aux ultraviolets.
Pigment, immunité et toucher dans l’épiderme
Les mélanocytes représentent environ 8 % des cellules de l’épiderme et produisent la mélanine, pigment qui colore la peau et absorbe les ultraviolets nocifs. Deux autres types cellulaires comptent. Les cellules de Langerhans viennent de la moelle osseuse rouge et participent aux réponses immunitaires contre les microbes qui pénètrent la peau. Les cellules de Merkel occupent la couche la plus profonde et forment, avec l’extrémité d’un neurone sensoriel, un disque qui détecte le toucher.
Derme, annexes et régulation de la température
Le derme contient vaisseaux, nerfs, glandes, follicules pileux et récepteurs ; il comprend une fine couche papillaire sous l’épiderme et une couche réticulaire plus épaisse en dessous. Les follicules pileux s’enfoncent dans le derme ; les glandes sébacées lubrifient poils et peau par le sébum ; les glandes sudoripares libèrent la sueur dont l’évaporation refroidit le corps. Les ongles sont des plaques de kératine durcie. Des récepteurs du toucher léger, de la pression, de la douleur et de la température renseignent sur l’extérieur, tandis que le débit sanguin cutané et la sueur participent à la thermorégulation.