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BMS 113 · Tronc communSection 3.4 · Formes galéniques
Section 14 sur 31

Formes semi-solides et topiques

Distinguer crèmes, pommades, pâtes, gels et lotions et choisir la bonne base pour la peau.

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  1. Apprendre présente une seule idée courte à la fois. Chaque idée commence par une phrase simple, puis l’explique, donne un exemple et vous pose une petite question à laquelle vous pouvez répondre tout de suite.
  2. Explorer montre un schéma des mêmes idées. Cliquez sur les parties numérotées pour lire ce que chacune représente.
  3. Vérifier pose quelques questions. Répondez correctement à toutes pour terminer la section et débloquer la suivante.
  4. « Approfondir » est facultatif. Il ajoute le mécanisme et des détails pour quand vous serez prêt — aucune notion nécessaire aux questions n’y est cachée.
Pourquoi c’est important

Les produits topiques se choisissent autant pour leur base que pour leur principe actif, et une mauvaise base peut aggraver une affection cutanée. Si vous remettez une pommade occlusive à un patient ayant une éruption suintante, vous emprisonnez l’écoulement contre la peau. Cette section donne une règle applicable au comptoir plutôt qu’un choix d’habitude.

Ce qu’il faut savoir avant

Il faut retenir de la section 3.1 qu’une forme galénique est un principe actif plus des excipients, et savoir d’expérience que l’huile et l’eau ne se mélangent pas. La section 3.1 explique aussi pourquoi la base peut modifier l’effet.

Mots à connaître (5)
Semi-solide
Une préparation topique molle et sans forme définie : crème, pommade, pâte ou gel. Une crème pour le visage est un semi-solide appliqué sur une surface.
Crème huile-dans-eau
Une crème faite de gouttelettes d’huile dans une phase aqueuse continue ; moins grasse, elle s’élimine à l’eau. Une crème légère qui pénètre la peau sans film gras.
Occlusif
Qui forme un film continu et imperméable à l’eau, empêchant l’humidité de s’échapper de la peau. La vaseline est occlusive et retient l’eau.
Pâte
Un semi-solide contenant au moins environ 20 % de poudre insoluble, ce qui le rend ferme, absorbant et opaque. Une pâte à l’oxyde de zinc absorbe le suintement et bloque la lumière.
Gel
Un semi-solide limpide dans lequel un liquide est retenu dans un polymère ; il se liquéfie sur la peau et donne une sensation de fraîcheur. Un gel anti-inflammatoire pour une cheville foulée.
Une idée à la foisIdée 1 / 7

En une phrase Un semi-solide est un produit topique mou et sans forme définie, appliqué sur la peau ou une muqueuse au lieu d’être avalé.

Les semi-solides sont des produits topiques mous sans forme définie

Les formes semi-solides peuvent être définies comme des produits topiques destinés à être appliqués sur la peau ou sur des muqueuses accessibles pour produire des effets locaux et parfois systémiques au site d’application, ou à des fins cosmétiques. Les préparations semi-solides sont sans forme définie et molles. Selon leurs caractéristiques physiques et leur composition, on les classe en crèmes, lotions, pommades, pâtes et gels ; elles représentent une part importante des formes galéniques, avec des applications majeures en cosmétique. Les formes topiques en général s’appliquent sur la peau, la cornée, le tissu rectal, la muqueuse nasale, le vagin, la muqueuse buccale, la membrane urétrale et le conduit auditif externe ; les préparations topiques les plus courantes sont les solutions, les poudres et les formes semi-solides.

Par exemple

Une crème pour le visage, une pommade pour un coude sec et un gel pour le cuir chevelu sont tous des semi-solides : mous, sans forme définie et appliqués sur une surface plutôt qu’avalés.

Petite vérification

Que signifie le fait qu’un semi-solide soit sans forme définie ?

Afficher la réponse

Il n’a pas de forme physique propre : il prend la forme de la surface sur laquelle on l’étale, contrairement à un comprimé.

Lire les explications détaillées
La base décide de l’effet, pas seulement du confort

En dermatologie, le véhicule fait partie du traitement. La règle physique est simple : l’huile et l’eau ne se mélangent pas, donc la phase continue détermine le comportement du produit. Dans une crème huile-dans-eau, la phase continue est l’eau : le produit se lave, s’étale facilement et perd son eau par évaporation, ce qui rafraîchit et assèche la surface. Dans une crème eau-dans-huile, la phase continue est l’huile : le produit est plus gras, résiste au lavage et laisse une barrière huileuse qui ralentit la perte d’eau de la couche externe de la peau. La même logique s’étend à la question des médicaments hydrophobes : un médicament hydrophobe se dissout mieux dans la phase huileuse et est libéré plus facilement d’une crème E/H que d’une crème H/E. Le vocabulaire utile est lipophile (qui aime la graisse) et aqueux (à base d’eau). La règle de choix des notes devient prévisible au lieu d’être mémorisée : une inflammation chronique sèche répond aux véhicules lipophiles comme les pommades et les pâtes, tandis qu’une inflammation aiguë humide répond aux véhicules aqueux comme les crèmes et les lotions ; peau sèche, pommade, peau humide, crème. L’idée fausse du débutant est que toutes les crèmes seraient des pommades plus faibles. Ce sont des systèmes différents, non des forces différentes : un patient présentant une lésion suintante et recevant une pommade occlusive peut s’aggraver, même si le principe actif est identique dans les deux produits.

Occlusion et charge de poudre : le film protecteur

Les pommades et les pâtes forment toutes deux un film continu, relativement imperméable à l’eau : cette propriété commune justifie le terme d’occlusif. L’occlusion empêche la perte d’humidité, maintient le médicament au contact de la peau longtemps et rend ces formes adaptées aux lésions hyperkératosiques, squameuses et eczémateuses. La différence, c’est la poudre. Une pâte contient une forte concentration de substances pulvérulentes insolubles, généralement au moins 20 %, et cette poudre change toutes les propriétés physiques du produit. Elle rend la pâte plus ferme, plus visqueuse et plus absorbante, et — une grande partie de la masse étant solide — l’empêche de fondre ou de ramollir à la température du corps. Elle rend aussi le film opaque, ce qui permet à la pâte d’agir comme écran solaire, contrairement au film d’une pommade. En clinique, cela se traduit par une répartition des rôles : utiliser une pâte lorsqu’une action protectrice est requise et qu’il faut absorber un écoulement séreux ; utiliser une pommade lorsqu’il faut maintenir contre la peau un émollient gras ou un médicament thérapeutique. Les deux conviennent aux surfaces sèches et aux brûlures, et les pâtes sont aussi utiles sur les zones pileuses, les lésions peu exsudatives et les zones plissées comme l’aine, les plis du cou et l’aisselle. L’idée fausse à abandonner est qu’une pâte n’est qu’une pommade épaisse. La charge de poudre modifie la fusion, l’absorption et la transmission de la lumière, et rend la pâte plus grasse et plus difficile à laver : les deux ne sont pas interchangeables.

Explorez le schéma

Observez d’abord le dessin entier. Puis sélectionnez une partie numérotée et reliez-la à l’idée que vous venez de lire.

Crèmes, pommades, pâtes, gels et lotions

Les cinq véhicules dermatologiques semi-solides et semi-liquides appliqués sur une coupe de peau, une comparaison grossie des crèmes huile-dans-eau et eau-dans-huile, et les règles générales de choix du véhicule.

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01 / 6Crème huile-dans-eau (H/E)

Crèmes, pommades, pâtes, gels et lotionsLes cinq véhicules dermatologiques semi-solides et semi-liquides appliqués sur une coupe de peau, une comparaison grossie des crèmes huile-dans-eau et eau-dans-huile, et les règles générales de choix du véhicule.Préparations appliquées sur la peauCinq véhicules semi-solides et liquidesÉpidermeDermelotion · crème · pommade · pâte · gelLes crèmes à la loupeH/E : gouttelettes d’huile dans l’eauMoins grasse ; s’élimine à l’eauE/H : gouttelettes d’eau dans l’huileBarrière grasse ; hydratanteE/H libère mieux les principes actifs lipophilesChoix du véhicule : règles généralesInflammation sèche, chroniquepommades et pâtesInflammation humide, aiguëcrèmes et lotionsAction protectrice recherchéepâteAction thérapeutique recherchéepommades et crèmesPeau sèchepommadePeau humidecrèmeCuir chevelu, zones pileuses, visagegels et lotions

Si le schéma dépasse ce cadre, faites-le défiler latéralement. Les repères restent lisibles ; les explications numérotées ci-dessous présentent les mêmes idées.

Crème huile-dans-eau (H/E)

De petites gouttelettes d’huile dispersées dans une phase aqueuse continue. Les crèmes H/E sont moins grasses, pénètrent bien et s’éliminent facilement à l’eau, ce qui les rend confortables et cosmétiquement acceptables. Elles conviennent aux lésions humides ou aiguës et à une surface cutanée mouillée.

Schéma non à l’échelle. Les couches appliquées sont plus épaisses qu’en réalité et les gouttelettes des crèmes sont grossies pour montrer quel liquide forme la phase continue.

Points clés à retenir

  • Les semi-solides sont des produits topiques mous et sans forme, appliqués sur une surface plutôt qu’avalés.
  • Les crèmes sont des émulsions huile-eau ; les H/E sont légères et lavables, les E/H grasses et hydratantes.
  • Les pommades sont grasses et occlusives ; les pâtes ajoutent une forte charge de poudre qui les rend fermes, absorbantes et opaques.
  • Lotions et gels sont aqueux, s’étalent sans frottement et rafraîchissent la peau.
  • Peau sèche : base lipophile ; peau humide : base aqueuse ; protection : pâte opaque.
Approfondir

Exemple travaillé

Adapter la base à trois problèmes cutanés. Trois patients se présentent à la même clinique. Le premier a une plaque sèche, chronique et squameuse au coude. Le deuxième a une éruption aiguë, humide et suintante à l’aisselle. Le troisième a une lésion à protéger du soleil et de l’humidité. Choisissez pour chacun une préparation semi-solide et expliquez le raisonnement.

  1. Patient 1, plaque chronique sèche : choisir un véhicule lipophile, c’est-à-dire une pommade ou une pâte, car l’inflammation chronique sèche s’améliore souvent mieux avec des bases lipophiles.
  2. Patient 2, éruption aiguë humide : choisir une préparation aqueuse, crème ou lotion, et préférer la lotion car elle s’applique sans frottement sur une zone plissée et sensible et assèche la surface.
  3. Patient 3, protection nécessaire : choisir une pâte, car la pâte est la formulation de choix lorsqu’une action protectrice est requise et son film opaque agit aussi comme écran solaire.
  4. Vérifier les points pratiques : une pommade reste plus longtemps mais est grasse et tache les vêtements, une crème est moins stable qu’une pommade, et un gel ou une lotion est le choix acceptable pour le cuir chevelu, les zones pileuses et le visage.

Il n’existe pas de meilleure base topique unique. Une peau sèche veut une base lipophile et occlusive ; une peau humide veut une base aqueuse et desséchante ; une surface à protéger veut une pâte opaque. Le médicament n’est que la moitié de la prescription ; le véhicule est l’autre moitié.

Idée fausse fréquente

Une erreur fréquente chez les débutants est de considérer tous les produits topiques comme interchangeables, en choisissant une crème parce qu’elle est agréable ou une pommade parce qu’elle serait « plus forte ». Crèmes, pommades, pâtes, gels et lotions diffèrent par leur teneur en eau et en huile, et cette différence décide si la peau est hydratée, asséchée, rafraîchie ou protégée — et non le seul principe actif.

Vérifiez votre raisonnement

Pourquoi préfère-t-on une pommade pour une plaque sèche et squameuse, alors qu’une crème ou une lotion est préférée pour une surface humide et suintante ?

Afficher une réponse

Une pommade est une base grasse et anhydre qui forme un film continu et imperméable à l’eau : elle empêche l’humidité de s’échapper et assouplit une peau sèche et squameuse. Une crème ou une lotion est aqueuse : elle s’étale, s’évapore et assèche la surface, ce dont une lésion humide et suintante a besoin. Se tromper peut aggraver la peau : une pommade occlusive sur une surface humide emprisonne l’écoulement.

D’où vient ce contenu

La progression des leçons est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel. Les réponses d’entraînement restent séparées et ne sont pas conservées.

À propos de ce cours et de ses sources

Leçons bilingues organisées à partir des notes de cours BMS 113 Pharmacologie générale I fournies. Les schémas sont des illustrations pédagogiques originales ; la révision pharmacologique, infirmière et francophone est en attente.