BMS 115 · Tronc communSection 5.2 · Redevabilité en pratique
Section 14 sur 15
Le secret professionnel
Définir le secret professionnel, expliquer les trois sources qui rendent ce devoir exigeant, et décider quand une divulgation est permise et quelle sanction suit une violation.
Nouveau dans ce cours ? Comment fonctionne chaque section
Apprendre présente une seule idée courte à la fois. Chaque idée commence par une phrase simple, puis l’explique, donne un exemple et vous pose une petite question à laquelle vous pouvez répondre tout de suite.
Explorer montre un schéma des mêmes idées. Cliquez sur les parties numérotées pour lire ce que chacune représente.
Vérifier pose quelques questions. Répondez correctement à toutes pour terminer la section et débloquer la suivante.
« Approfondir » est facultatif. Il ajoute le mécanisme et des détails pour quand vous serez prêt — aucune notion nécessaire aux questions n’y est cachée.
Pourquoi c’est important
Chaque patient vous confie quelque chose qu’il n’a dit à personne, et il le fait parce qu’il croit que vous le garderez. Cette confiance n’est pas un ornement : sans elle, les patients cachent justement ce que l’infirmier doit savoir — l’infection, la grossesse, la violence à la maison — et le soin lui-même devient dangereux. Le secret est aussi le domaine où une seule phrase prononcée dans un couloir peut briser une carrière ; il mérite donc d’être appris avec précision plutôt qu’approximativement. Cette section donne la définition, les trois fondements qui rendent ce devoir exigeant, et la règle qui permet de dire si une divulgation était autorisée ou s’il s’agissait d’une violation.
Ce qu’il faut savoir avant
Aucune connaissance juridique n’est encore nécessaire. Il suffit d’accepter deux faits ordinaires : les personnes n’ont pas toutes le même besoin d’intimité, vous ne pouvez donc pas décider à la place du patient ce qui est sans danger à révéler ; et vous détiendrez souvent des informations que d’autres — famille, collègues, journalistes, police — aimeraient beaucoup obtenir. Gardez ces deux points en tête pendant la lecture.
Mots à connaître (5)
Secret professionnel
L’obligation faite aux professionnels de santé de garder confidentielles les informations obtenues d’un patient dans l’exercice de leur profession, et de ne pas les partager avec autrui. Un infirmier ne raconte pas à un voisin qu’une personne connue est hospitalisée dans le service.
Divulgation (violation du secret)
Le fait de porter une information confidentielle à la connaissance d’une personne non autorisée à la recevoir, par la parole, l’écrit, l’image ou l’exposition négligente d’un dossier. Lire à voix haute le dossier d’un patient dans un ascenseur bondé est une divulgation, même sans nommer le patient.
Besoin d’en connaître
La règle selon laquelle un collègue de l’équipe soignante ne peut recevoir que les informations confidentielles nécessaires à sa propre part dans la prise en charge du patient. Le kinésithérapeute a besoin de connaître la chute récente, non le divorce du patient.
Diffamation
Toute déclaration, parlée ou écrite, qui rabaisse une personne aux yeux des membres raisonnables de la communauté ; la révélation illégale du secret d’un patient peut être traitée comme telle. Dire dans le service qu’un patient est l’ivrogne du marché peut le diffamer.
Dépistage prénuptial
Le dépistage, chez deux personnes qui projettent de se marier, des maladies héréditaires du sang et des maladies infectieuses, afin qu’elles décident du mariage et des enfants en pleine connaissance de cause. Un couple sur le point de se marier est dépisté pour la drépanocytose, la thalassémie, les hépatites B et C et le VIH.
Une idée à la foisIdée 1 / 5
En une phrase Le secret professionnel est l’obligation de garder confidentielles les informations qu’un patient confie au professionnel, et de refuser de les partager.
Le secret professionnel est un devoir envers le patient, non une faveur
Le secret professionnel est l’obligation faite aux professionnels de santé de garder confidentielles les informations obtenues d’un patient dans l’exercice de leur profession. Ce n’est pas une faveur que l’on accorde ou que l’on retire : il vous lie dès l’instant où l’information vous parvient, que le patient vous l’ait dite directement, qu’un tiers vous l’ait rapportée ou qu’un résultat d’examen l’ait révélée. Une confidence appartient à la personne qu’elle concerne, non au service qui l’a consignée. Ce devoir est une pierre angulaire de l’éthique médicale depuis Hippocrate, et certaines versions du serment classique n’admettent aucune exception.
Par exemple
Une patiente confie à l’infirmier, pendant un pansement, que son mari la frappe. Cette phrase a été confiée sous le sceau du secret. La répéter à un collègue dans l’ascenseur, même par inquiétude, est déjà une divulgation, sauf accord de la patiente ou obligation légale de signalement.
Pour mieux voir
Voyez l’information du patient comme une lettre qui lui est adressée et que vous gardez pour lui. Vous êtes le gardien de l’enveloppe, non son propriétaire ni son rédacteur. La comparaison a une limite : contrairement à une lettre, la confidence ne disparaît pas une fois ouverte dans l’intérêt du patient, et elle survit à sa mort.
Petite vérification
Un collègue d’un autre service vous demande le diagnostic d’un patient, simplement pour comprendre le cas. Pouvez-vous répondre ?
Afficher la réponse
Pas sans besoin d’en connaître. Au sein de l’équipe, un collègue ne reçoit que l’information nécessaire à sa propre part dans la prise en charge de ce patient, sauf consentement explicite. La curiosité pour un cas intéressant n’est pas un besoin d’en connaître, et un refus poli fait partie du devoir.
Lire les explications détaillées
Les quatre familles de sanctions et les chiffres qui les portent
Le droit camerounais ne répond pas à une violation du secret médical par une seule sanction. Les notes distinguent quatre familles, chacune posant une question différente. Civile. L’action civile relève du délit de diffamation et demande qui doit indemniser le patient. Pénale. La responsabilité pénale est distincte et demande si une infraction définie par le code pénal a été commise. Le détail des deux — les éléments que le patient doit prouver, la rédaction de l’article 305 du code pénal camerounais et la règle selon laquelle la diffamation est une infraction sur plainte — est exposé au point 5.3. Disciplinaire. La responsabilité disciplinaire est interne à la profession. Tout professionnel de santé qui manque aux normes éthiques et professionnelles viole le Code de déontologie et relève de la chambre disciplinaire instituée conformément à la loi, et toute plainte portée contre un médecin doit d’abord être instruite par cette chambre. Administrative. La responsabilité administrative concerne la fonction publique. L’hôpital public est civilement responsable des dommages causés par ses agents — médecins, internes, résidents et étudiants en médecine — et le médecin exerçant dans un hôpital public peut être sanctionné jusqu’à la révocation de la fonction publique. Comme fonctionnaire, il encourt quatre groupes de sanctions disciplinaires : d’abord l’avertissement écrit ou le blâme inscrit au dossier ; ensuite le retard d’avancement d’un an, ou la descente d’un ou deux échelons au maximum ; puis l’abaissement de classe et de rang, ou la suspension temporaire de six mois au plus ; enfin la révocation. Remarquez la progression : l’échelle va de la simple mention à la perte de l’emploi, et un même acte peut avancer sur plusieurs de ces quatre voies à la fois.
Comment un secret s’échappe réellement : les modes de divulgation et le tournant de l’AMM
Le serment classique est absolu : ce que le médecin voit ou entend dans l’exercice du traitement, ou même en dehors, au sujet de la vie des hommes, et qui ne doit en aucun cas être divulgué, il le gardera pour lui, le tenant pour honteux à dire. Les textes modernes rejettent cet absolutisme, et la position actuelle est à la fois plus stricte dans sa formulation et plus large dans sa portée. Le Code international d’éthique médicale de l’Association médicale mondiale, dans la révision adoptée par sa 73e Assemblée générale à Berlin en octobre 2022, énonce au paragraphe 22 que le médecin doit respecter la vie privée et la confidentialité du patient, même après sa mort ; qu’il peut divulguer une information confidentielle si le patient donne un consentement volontaire et éclairé ou, dans des cas exceptionnels, lorsque la divulgation est nécessaire pour sauvegarder une obligation éthique importante et impérieuse à laquelle toutes les autres solutions possibles ont été épuisées, même si le patient ne consent pas ou ne peut pas consentir ; et que cette divulgation doit se limiter aux informations, aux destinataires et à la durée strictement nécessaires. La révision de 2006 du même code employait une formule plus étroite — une « menace réelle et imminente » de dommage qui ne pouvait être écartée que par une violation du secret — et c’est cette phrase ancienne que citent les notes de cours ; elle n’est plus la règle actuelle. La Déclaration de l’AMM sur les droits du patient en fixe ensuite les limites dans le détail : toute information identifiable sur l’état de santé, la condition médicale, le diagnostic, le pronostic et le traitement, ainsi que toute autre information de nature personnelle, doit rester confidentielle même après la mort ; à titre exceptionnel, les descendants peuvent avoir un droit d’accès aux informations qui leur révéleraient leurs propres risques sanitaires ; l’information ne peut être divulguée qu’avec le consentement explicite du patient ou si la loi le prévoit expressément ; et les autres soignants ne la reçoivent que strictement selon le besoin d’en connaître. Les données identifiables doivent être protégées d’une manière adaptée à leur mode de conservation, et les substances humaines dont des données identifiables peuvent être tirées — un échantillon de sang, une biopsie — bénéficient de la même protection. Parce qu’un secret est une information et non un objet enfermé dans un tiroir, il s’échappe par des habitudes ordinaires. Les notes énumèrent les modes : l’indiscrétion orale ; la publication dans une revue scientifique livrant des informations permettant d’identifier le patient ; les photographies ; les enregistrements de la voix ; et le comportement professionnel lui-même, comme le dossier du patient suspendu à portée des usagers ou des visiteurs. Les violations de routine sont fréquentes dans la plupart des institutions de santé, précisément parce que beaucoup de personnes — médecins, infirmiers, techniciens de laboratoire et étudiants — ont besoin d’accéder au dossier pour soigner le patient ou pour apprendre. Lorsque le patient parle une autre langue, un interprète est nécessaire pour rendre la communication possible, et cet interprète hérite de la confidence. La question d’audit n’est donc pas seulement « quelqu’un a-t-il bavardé ? » mais « qui pouvait atteindre cette information, et que permettait le mode de conservation ? »
Là où le secret cède : exceptions légales, déclarations et examen prénuptial
Les exceptions ne sont pas des humeurs ; ce sont des règles avec une adresse. Chacune nomme l’autorité qui peut recevoir l’information, le fait qui peut être transmis et la finalité qui justifie la transmission, et l’exemple de la maltraitance de l’enfant rend le mécanisme visible : des blessures inexpliquées chez un enfant qui semble effrayé par son parent ou son soignant principal peuvent constituer un soupçon raisonnable de maltraitance, et ce soupçon peut déclencher une obligation légale de signaler aux autorités. Les déclarations obligatoires suivent la même logique — déclarations de décès, déclarations de maladies contagieuses et épidémiques — tandis que les dénonciations de crimes couvrent l’empoisonnement, les mauvais traitements, les coups et blessures à la personne des enfants, en particulier la séquestration, et l’avortement criminel. Dans chaque cas, posez trois questions avant de parler : quelle règle m’autorise, que dois-je transmettre exactement, et à qui ? Les certificats ont leur propre économie. Ils sont demandés par les intéressés et doivent leur être remis ; le médecin qui rédige et délivre un certificat n’est pas tenu au secret envers son propre client à propos de ce document, et la divulgation du certificat ne peut venir que du patient lui-même. L’examen prénuptial est le cas le plus subtil, et les notes de cours demandent ici une correction. Les notes définissent le dépistage prénuptial comme le test, chez les couples qui projettent de se marier, des maladies génétiques du sang, mais elles impriment deux fois la même chose — « drépanocytose et thalassémie et drépanocytose ». La liste usuelle est celle des hémoglobinopathies, drépanocytose et thalassémie, associée aux maladies infectieuses telles que les hépatites B et C et le VIH/sida. Le test génétique importe parce que deux porteurs peuvent transmettre une maladie grave à un enfant : le résultat appartient donc aux deux partenaires comme décision de couple, et le dépistage infectieux a lui aussi des conséquences pour l’autre partenaire. Le secret suit ensuite la forme de la consultation : si le professionnel est consulté par un seul fiancé, le secret est gardé ; mais si les futurs époux acceptent de consulter ensemble et de se communiquer les résultats avant le mariage, il n’y a plus de secret à garder, car l’information a circulé, avec consentement, entre les deux personnes qu’elle concerne. C’est le consentement au sein du couple, non la curiosité, qui ouvre le dossier.
Explorez le schéma
Observez d’abord le dessin entier. Puis sélectionnez une partie numérotée et reliez-la à l’idée que vous venez de lire.
Le secret professionnel : ce qui est protégé, sur quels fondements et quand il cède
La confidence se trouve en haut, trois sources expliquent pourquoi elle est protégée, une porte décide si elle peut s’ouvrir, et quatre familles de sanctions la soutiennent. Sélectionnez une partie pour lire ce qu’elle est et pourquoi elle compte.
Nouveau avec les schémas ? À lire d’abord
Regardez d’abord le dessin entier sans rien cliquer. Demandez-vous seulement : de quel type d’image s’agit-il (comparaison, trajet, séquence, tableau) ?
Appuyez sur Lire, ou utilisez les flèches, pour parcourir les parties numérotées dans l’ordre. Le dessin reste fixe ; seul le repère se déplace.
Cliquez sur un numéro, ou sur son nom dans la liste ci-dessous, pour lire ce qu’est cette partie et pourquoi elle compte. Utilisez « Masquer les repères » pour tester votre mémoire.
Autres commandes
01 / 6Ce qui est protégé
Si le schéma dépasse ce cadre, faites-le défiler latéralement. Les repères restent lisibles ; les explications numérotées ci-dessous présentent les mêmes idées.
Ce qui est protégé
Cette bande représente la matière protégée : l’état de santé, la condition médicale, le diagnostic, le pronostic et le traitement du patient, ainsi que toute autre information personnelle permettant de l’identifier. La protection ne s’arrête ni aux dossiers écrits ni à la vie du patient. La Déclaration de l’AMM sur les droits du patient impose la confidentialité même après la mort, avec un droit d’accès exceptionnel pour les descendants qui ont besoin de connaître leurs propres risques sanitaires, et la même protection s’étend aux substances humaines — un échantillon de sang, une biopsie — dont des données identifiables peuvent être tirées.
Schéma pédagogique, qui ne remplace ni le Code de déontologie ni le Code pénal. Les exceptions montrées sont celles énumérées par les notes ; la quatrième case résume une échelle graduée de sanctions de la fonction publique, et dans un cas réel plusieurs familles de sanctions peuvent s’appliquer au même acte.
Points clés à retenir
✓Le secret professionnel est le devoir de garder confidentielles les informations obtenues d’un patient dans l’exercice de la profession ; il lie le professionnel dès que l’information lui parvient et il survit à la mort du patient.
✓Trois sources expliquent son poids : l’autonomie du patient sur ses informations personnelles, le respect de la personne et de son intimité, et la confiance qui fait parler les patients et rend le soin sûr.
✓La divulgation est l’exception. Elle est permise avec un consentement explicite ou lorsque la loi le prévoit, et au sein de l’équipe elle fonctionne strictement selon le besoin d’en connaître.
✓Les violations sont généralement ordinaires — une remarque indiscrète, un dossier visible, une photographie, une publication identifiable — et elles peuvent entraîner des sanctions civiles, pénales, disciplinaires ou administratives.
Approfondir
Exemple travaillé
Trois interlocuteurs et un seul résultat. Vous êtes l’infirmier d’un service de médecine. M. N., 28 ans, vient d’apprendre que son test de dépistage du VIH est positif. Une heure plus tard, un homme téléphone au service, se présente comme le fiancé de M. N. et vous demande de confirmer le résultat, car ils projettent de se marier dans trois semaines. Plus tard dans la même garde, un policier demande si M. N. a été soigné pour une plaie par arme blanche, et un collègue d’un autre service réclame le dossier « pour voir ce qu’il a ».
Nommez le secret avant de nommer les interlocuteurs. La confidence appartient à M. N., non au service, et elle couvre le résultat ainsi que tout élément permettant de le reconnaître. Le premier geste est de dire précisément quelle information est en jeu, car chaque interlocuteur en demande un morceau différent.
Appliquez une règle différente à chaque interlocuteur. Le fiancé appelle sans consentement, la clé ordinaire manque donc. Le collègue n’a pas de besoin d’en connaître au-delà de sa propre part dans le soin. Le policier a de l’autorité, mais pas automatiquement une disposition légale ; une demande n’est pas une exception.
Revenez vers le patient et demandez-lui ce qu’il souhaite. M. N. est compétent et peut consentir à informer son fiancé, refuser, ou demander à le faire lui-même avec votre appui. Consignez sa réponse dans ses propres mots et notez ce à quoi il a consenti, car consentir à une divulgation n’est pas consentir à toutes.
Faites passer le reste par le canal approprié. Dites au policier que vous ne pouvez pas répondre depuis l’accueil et transmettez la demande à la personne que la procédure de l’hôpital désigne, qui vérifiera la base légale et ne transmettra que ce que cette disposition exige. Répondez au collègue en lui donnant l’information nécessaire à sa part du soin, et rien de plus.
Rien n’est dit au fiancé par téléphone, le collègue ne reçoit que ce qu’exige sa part du soin, et la demande de la police est examinée par la personne responsable avant toute réponse. M. N. est accompagné pour parler lui-même à son fiancé, et tout l’échange est consigné avec ses raisons. Remarquez qu’aucune étape n’exigeait de décider seul : chacune demandait de refuser poliment, de nommer une règle et d’utiliser la procédure.
Idée fausse fréquente
L’erreur la plus fréquente du débutant est de lire la confidentialité comme « ne rien dire à personne, jamais » ; l’erreur opposée est de croire que toute personne portant un titre officiel peut tout savoir. Les deux manquent la même structure : le devoir est dû au patient, c’est donc son consentement ou une règle juridique précise — et non l’autorité, l’utilité ou les bonnes intentions du demandeur — qui ouvre le dossier. Une troisième erreur découle des deux premières : le débutant croit qu’une violation exige une trahison délibérée, et ne voit donc pas qu’un dossier laissé dans un couloir, une conversation d’ascenseur ou une photographie de cas identifiable ont déjà rompu le secret. Le test n’est pas « voulais-je nuire ? » mais « cette personne pouvait-elle légitimement recevoir cette information, et la règle l’autorisait-elle ? »
Vérifiez votre raisonnement
Pensez à un moment où vous avez appris quelque chose de privé sur quelqu’un — un proche, un voisin, un camarade — sans savoir si vous pouviez le répéter. Qu’est-ce qui rendait la décision difficile : le contenu, la personne qui vous l’a confié, ou le fait de n’avoir aucune règle à vérifier ? Quelle règle l’aurait tranchée ?
Afficher une réponse
Dans la plupart de ces souvenirs, la difficulté vient de l’absence de règle, et la décision se prend à l’instinct ou par loyauté envers celui qui demande. Dans un service, l’instinct ne suffit pas, car vous détenez l’information en tant que professionnel et le professionnel a une règle. Les quatre questions qui tranchent sont : à qui appartient cette information ; cette personne a-t-elle consenti ; une règle juridique ou professionnelle précise permet-elle ou exige-t-elle la divulgation ; et si oui, que faut-il transmettre exactement et à qui. Répondre ne serait-ce qu’aux deux premières transforme un silence inconfortable en décision défendable.
D’où vient ce contenu
BMS 115 Health Care Ethics lecture notes (Mme Bakume Jessey) · Chapter Four — Professional secrecy: definition and generalities, the Hippocratic Oath, the three sources of confidentiality, the WMA texts quoted, civil/criminal/disciplinary/administrative sanctions and the four groups of civil-service sanctions, modes of disclosure, special circumstances, premarital examination, certificates, statutory exceptions, mandatory declarations and denunciations of crimes
Correction to the supplied notes (premarital screening pairing) · Chapter Four, premarital examination: the notes print “sickle cell anemia and thalassemia and sickle cell anemia”, a duplication. This lesson keeps the standard pairing of haemoglobinopathies (sickle-cell disease and thalassaemia) with infectious screening (hepatitis B, hepatitis C and HIV/AIDS). Beyond the supplied notes: standard premarital screening list, and the notes’ own rule that the secret follows the shape of the consultation.
World Medical Association — International Code of Medical Ethics (2022 revision) · the notes quote the 2006 revision’s “real and imminent threat” formula in Chapter Four. The current paragraph 22, adopted by the 73rd WMA General Assembly (Berlin, October 2022), is the authority for the voluntary informed consent, the overriding ethical obligation and the minimal-disclosure wording used in the detailed explanations.
Correction to the supplied notes (“state or federal law”) · Chapter Four, special circumstances of disclosure: the notes require disclosure “as required by state or federal laws”, a United States formula. Cameroon is a unitary republic with regions, not a federation, so there is no state law and no federal law; the exception is stated in the teaching text as wherever the law or a competent authority imposes a duty to report.
Cameroon Penal Code, section 305 (defamation) · Supplied notes, Chapter Four, quoting section 305 of the Cameroon Penal Code; the quotation there describes the offence as destroying reputation by any means and omits the reference to the means described in section 152, which carries the publicity requirement. The wording used in this section follows the consolidated Penal Code (Law No. 2016/007 of 12 July 2016); the extension to the memory of a deceased person is as the notes give it.
La progression des leçons est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel. Les réponses d’entraînement restent séparées et ne sont pas conservées.
À propos de ce cours et de ses sources
Leçons bilingues organisées à partir des notes de cours BMS 115 Éthique des soins de santé fournies (Mme Bakume Jessey, Institut Universitaire Saint Louis de Douala) et des textes internationaux que ces notes reproduisent — Déclaration universelle des droits de l’homme 1948, Pacem in terris 1963, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (rédaction lancée à Monrovia en 1979 par la décision 155 ; adoptée en 1981 ; entrée en vigueur le 21 octobre 1986), Déclaration des droits de l’enfant 1959, codes du CII de 1953 et 1973, et code camerounais d’éthique du 3 mars 1989. Les notes guidées courtes et les panneaux « Lire les explications détaillées » remplissent deux fonctions distinctes : les notes énoncent une idée simplement, et les panneaux détaillés ajoutent mécanismes, vocabulaire et jugement travaillé que les notes ne contiennent pas. Les schémas sont des illustrations pédagogiques originales. La révision en éthique, en soins infirmiers et en français est en attente.