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BMS 114 · Tronc communSection 6.2 · Les virus
Section 25 sur 33

La structure d’un virion

Décrire la structure acellulaire d’un virion, nommer la capside, les capsomères, la nucléocapside, l’enveloppe et les péplomères ainsi que la fonction de chacun, et utiliser les quatre groupes de formes pour prévoir la survie et la propagation d’un virus.

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  1. Apprendre présente une seule idée courte à la fois. Chaque idée commence par une phrase simple, puis l’explique, donne un exemple et vous pose une petite question à laquelle vous pouvez répondre tout de suite.
  2. Explorer montre un schéma des mêmes idées. Cliquez sur les parties numérotées pour lire ce que chacune représente.
  3. Vérifier pose quelques questions. Répondez correctement à toutes pour terminer la section et débloquer la suivante.
  4. « Approfondir » est facultatif. Il ajoute le mécanisme et des détails pour quand vous serez prêt — aucune notion nécessaire aux questions n’y est cachée.
Pourquoi c’est important

La structure d’un virion n’est pas une liste à réciter : c’est la raison pour laquelle un service utilise la friction hydro-alcoolique pour un patient et l’eau et le savon pour le suivant. La présence ou l’absence d’enveloppe lipidique décide de la durée de survie sur une poignée de porte, du produit d’hygiène des mains qui la détruit, du mode de transmission par gouttelettes ou par voie féco-orale, et de la facilité avec laquelle vos mains peuvent la porter à quelqu’un d’autre. Savoir quelle partie du virion fait quel travail explique aussi pourquoi un virus s’attache à une cellule et pas à une autre, et pourquoi les antiviraux visent quelques enzymes virales plutôt que la particule entière.

Ce qu’il faut savoir avant

Vous devez déjà savoir, depuis la section précédente, que les virus sont acellulaires et qu’ils ne se reproduisent qu’à l’intérieur d’une cellule vivante. Trois notions ordinaires suffisent ici : une protéine est une chaîne d’acides aminés qui se replie en une forme, une membrane est une fine feuille de molécules graisseuses, et une enzyme est une protéine qui accélère une réaction chimique précise. Rien d’autre n’est supposé acquis.

Mots à connaître (6)
Virion
Une particule virale complète et infectieuse, observée hors de la cellule hôte, constituée d’un génome, de son manteau protéique et parfois d’une enveloppe. Un seul virion suffit à déclencher une infection s’il atteint une cellule réceptive.
Capside
Le manteau protéique qui entoure et protège le génome viral, et dont les protéines de surface reconnaissent la cellule hôte. Retirer la capside laisse le génome nu, que les enzymes du milieu détruisent en quelques minutes.
Capsomère
Une sous-unité protéique de la capside ; de nombreux capsomères identiques s’assemblent pour former le manteau complet. Le virus de la mosaïque du tabac utilise un seul type de capsomère répété environ deux mille fois.
Nucléocapside
L’ensemble formé par le génome viral et la capside qui l’enferme, présent que le virion porte ou non une enveloppe. Au microscope électronique, la nucléocapside constitue le cœur central dense de la particule.
Enveloppe
Une couche membranaire faite de phospholipides de l’hôte et de protéines virales, acquise par certains virions autour de la capside. Le VIH prélève son enveloppe sur la membrane plasmique de la cellule qu’il quitte.
Péplomère
Une protéine virale, souvent une glycoprotéine, qui fait saillie sur l’enveloppe et sert à se fixer à un récepteur de la cellule hôte. Le péplomère gp120 du VIH s’accroche au récepteur CD4 des lymphocytes T auxiliaires.
Une idée à la foisIdée 1 / 6

En une phrase Un virion est acellulaire : il n’a ni organites, ni ribosomes, ni membrane plasmique, et il ne peut donc ni fabriquer ses protéines ni produire son énergie seul.

Un virion est acellulaire : ni organites, ni ribosomes, ni membrane plasmique

Les virus sont acellulaires : ce sont des entités biologiques dépourvues de structure cellulaire. Un virion n’a donc pas la plupart des composants d’une cellule : ni mitochondries ni autres organites pour libérer de l’énergie, ni ribosomes pour traduire l’ARN messager en protéines, ni membrane plasmique pour contrôler les échanges. Cette absence commande tout le reste de la section. Un virion ne grandit pas, ne se divise pas et ne se répare pas ; c’est un paquet d’instructions et un dispositif de livraison. Il doit atteindre une cellule hôte vivante et utiliser ses ribosomes, ses enzymes et son énergie avant qu’un nouveau virus puisse être produit. C’est pourquoi on parle de parasites intracellulaires obligatoires : hors d’une cellule, un virion est inerte, même s’il reste infectieux longtemps.

Par exemple

Un virion laissé sur une paillasse sèche ne peut pas se multiplier : sans ribosome pour traduire ses gènes et sans membrane pour produire de l’énergie, il reste inerte jusqu’à sa rencontre avec une cellule hôte.

Petite vérification

Un virion est placé dans une boîte contenant de l’eau, des sels et des nutriments, mais aucune cellule. Pourquoi rien ne se passe-t-il ?

Afficher la réponse

Parce qu’un virion n’a ni ribosomes, ni organites, ni membrane plasmique : il ne peut donc ni utiliser les nutriments ni produire de l’énergie. Il ne se reproduit qu’à l’intérieur d’une cellule hôte vivante dont il emprunte la machinerie ; un milieu riche sans cellule n’y change rien.

Lire les explications détaillées
Nu ou enveloppé : comment la structure prédit la survie et la propagation

La stabilité hors de l’hôte est l’information la plus utile que la structure d’un virion apporte, et elle découle directement de la couche la plus externe. Un virion enveloppé expose une bicouche lipidique au milieu. Cette bicouche est maintenue par les mêmes forces hydrophobes faibles que toute membrane cellulaire : elle est donc détruite par les détergents et les savons, par les alcools comme l’éthanol et l’isopropanol à 60–80 pour cent, par la dessiccation, par la chaleur et par les pH extrêmes. Une fois la bicouche rompue, la particule ne peut plus fusionner avec la cellule suivante, même si son génome et sa capside restent intacts. Un virion nu, lui, expose une capside protéique. Les protéines résistent mieux que les membranes : les virus non enveloppés survivent à l’acide, aux sels biliaires, à la dessiccation, à une chaleur modérée et à de nombreux désinfectants, et certains restent infectieux des jours à des semaines sur les surfaces dures. Le norovirus en est l’exemple classique : moins de cent particules suffisent à rendre malade, il résiste à l’acide gastrique à pH 2, au froid et à un chauffage à 60 °C, et il n’est pas tué de façon fiable par la friction hydro-alcoolique ; il faut du chlore à 1 000–5 000 ppm pendant environ une minute sur les surfaces contaminées. Ces éléments dépassent les notes fournies et sont signalés dans les sources ci-dessous, car les notes définissent l’enveloppe aux lignes 1321–1326 sans en tirer la fragilité. Cette conséquence organise la prévention. Un virus incapable de survivre à la dessiccation doit passer directement d’une source humide à un nouvel hôte : la transmission se tourne alors vers les gouttelettes et les aérosols respiratoires, les contacts sexuels et sanguins, et le contact proche — grippe, rougeole, VIH, hépatite B. Un virus qui survit à la dessiccation et à l’acide peut emprunter la voie longue : transmission féco-orale, eau et aliments contaminés, objets inertes comme les poignées de porte et les jouets, avec des épidémies dans les services fermés et les écoles — norovirus, rotavirus, hépatite A, poliovirus. C’est pourquoi la friction hydro-alcoolique suffit pour la grippe et le VIH, mais pas lors d’une épidémie de norovirus, où l’on utilise l’eau et le savon parce que l’élimination physique des particules compte plus que leur destruction chimique, et pourquoi des mains souillées par des selles ou des vomissements doivent toujours être lavées et non frictionnées. Deux chiffres précisent la règle : l’éthanol à 60–70 pour cent inactive le virus grippal sur une main en 15 à 30 secondes environ, alors que le norovirus exige du chlore ; et le VIH perd l’essentiel de son infectiosité en quelques heures de dessiccation, ce qui explique l’absence de transmission par contact occasionnel.

Pourquoi le virion le plus complexe peut infecter l’hôte le plus simple

Le bactériophage T4 est l’illustration classique du fait que la complexité d’un virion est dictée par le problème de livraison, non par la sophistication de l’hôte. T4 possède une tête icosaédrique allongée, longue d’environ 111 nanomètres et large de 78, qui contient une seule molécule d’ADN double brin d’environ 169 000 paires de bases, fortement comprimée. Sous la tête se trouvent un collier, puis une gaine contractile entourant un tube interne, puis une plaque basale, puis six longues fibres caudales et six courtes. L’infection commence lorsque les longues fibres reconnaissent le lipopolysaccharide ou des protéines de la membrane externe d’Escherichia coli ; la plaque basale change de forme et s’ancre, et la gaine se contracte comme une seringue, poussant le tube à travers la membrane externe et la mince couche de peptidoglycane, de sorte que l’ADN est injecté dans le cytoplasme. Un lysozyme associé à la queue digère localement le peptidoglycane pour laisser passer le tube. La particule est construite à partir d’environ 50 gènes et s’assemble en sous-ensembles indépendants — tête, queue et fibres — qui se rejoignent ensuite ; cette voie a été élucidée dans les années 1960 par Edgar et Wood à l’aide de mutants létaux conditionnels, et certains sous-ensembles se forment même spontanément en éprouvette, démonstration classique que les capsides sont des structures auto-assemblées. Comparez avec le VIH, qui infecte un hôte bien plus complexe mais ne porte que neuf gènes et environ 15 protéines dans une particule d’à peu près 120 nanomètres, ou avec l’adénovirus, virus icosaédrique non enveloppé doté de 12 fibres aux sommets et d’un génome d’environ 36 000 paires de bases. La complexité n’est pas une échelle allant des hôtes simples aux hôtes complexes. L’hôte bactérien est entouré d’une paroi qu’il faut percer mécaniquement : le phage investit donc ses gènes dans une foreuse moléculaire. L’hôte humain attaque le virus par des anticorps : le VIH investit plutôt dans un bouclier de glycanes et dans le changement de ses péplomères. La sélection agit sur l’obstacle placé devant la particule.

Les enzymes contenues dans le virion, et les médicaments qui les visent

Les enzymes virales sont la partie de la structure du virion qui a les conséquences cliniques les plus directes, parce qu’elles fournissent ce que la cellule hôte ne sait pas faire et deviennent donc les cibles des antiviraux. Les cellules hôtes contiennent l’ADN polymérase ADN-dépendante, qui copie l’ADN, et l’ARN polymérase ADN-dépendante, qui copie l’ADN en ARN. Elles ne possèdent aucune enzyme copiant l’ARN en ARN ni recopiant un génome d’ARN en ADN. Un virus à génome ARN doit donc empaqueter une ARN polymérase ARN-dépendante, sinon le premier cycle de réplication ne peut pas commencer ; la grippe transporte sa propre ARN polymérase pour cette raison précise. Les rétrovirus vont plus loin. Le VIH empaquette la transcriptase inverse, qui copie son génome ARN simple brin en ADN double brin pendant son trajet vers le noyau ; l’intégrase, qui insère cet ADN dans un chromosome de l’hôte pour former un provirus (la copie d’ADN viral intégrée au chromosome de l’hôte) ; et la protéase, qui découpe la longue polyprotéine virale en éléments fonctionnels lors de l’assemblage des nouvelles particules. Comme la transcriptase inverse ne corrige pas ses erreurs, elle en commet environ une pour dix mille bases : la population de VIH chez un même patient devient une nuée de variants en quelques mois. C’est le mécanisme de la résistance et la raison pour laquelle le traitement associe au moins trois médicaments visant deux cibles ou plus. Les antiviraux portent le nom de ces enzymes : le ténofovir et la zidovudine inhibent la transcriptase inverse, le dolutégravir et le raltégravir inhibent l’intégrase, et les inhibiteurs de protéase bloquent l’étape de découpe. Les herpèsvirus suivent un autre schéma : l’aciclovir est un promédicament inoffensif jusqu’à ce que la thymidine kinase virale le phosphoryle, après quoi il inhibe l’ADN polymérase virale. La neuraminidase de la grippe est aussi une enzyme, mais elle n’est pas transportée dans la particule pour amorcer l’infection ; elle siège sur l’enveloppe comme un péplomère et libère les nouveaux virions de la surface cellulaire, et l’oseltamivir la bloque. Pour l’infirmière, cela explique pourquoi l’observance est un enjeu structurel et non moral : des concentrations infrathérapeutiques sélectionnent les variants qui portent déjà une enzyme résistante, si bien qu’une dose oubliée est un pas dans l’évolution de la résistance.

Explorez le schéma

Observez d’abord le dessin entier. Puis sélectionnez une partie numérotée et reliez-la à l’idée que vous venez de lire.

La structure d’un virion : capside, enveloppe et les quatre groupes de formes

Comparez un virion nu et un virion enveloppé, élément par élément, puis lisez les quatre groupes de formes utilisés par les virologistes. Les légendes placées à côté de chaque particule énoncent la conséquence de la couche externe : une capside protéique est solide, une enveloppe lipidique est fragile.

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01 / 6La capside et les capsomères : le manteau protéique

La structure d’un virion : capside, enveloppe et les quatre groupes de formesComparez un virion nu et un virion enveloppé, élément par élément, puis lisez les quatre groupes de formes utilisés par les virologistes. Les légendes placées à côté de chaque particule énoncent la conséquence de la couche externe : une capside protéique est solide, une enveloppe lipidique est fragile.Virion nu — capside seuleSans enveloppe : la capside est la couche externeRésistant hors de l’organismeDessiccation, acide, alcoolle détruisent malVirion enveloppé : capside et enveloppeL’enveloppe est une membrane de l’hôte, volée au bourgeonnementFragile : savon, alcoolet dessiccation brisentl’enveloppe lipidiqueLes quatre groupes de formesFilamenteux · isométrique · enveloppé · tête et queueFilamenteux — VMTIsométrique — polio, herpèsEnveloppé — VIHTête et queue — phage T4La complexité du virion ne suit pas celle de l’hôte

Si le schéma dépasse ce cadre, faites-le défiler latéralement. Les repères restent lisibles ; les explications numérotées ci-dessous présentent les mêmes idées.

La capside et les capsomères : le manteau protéique

La capside est le manteau protéique qui enferme le génome ; elle est faite de sous-unités répétées appelées capsomères. Elle a deux rôles : protéger l’acide nucléique fragile des enzymes, de l’acide et de la dessiccation, et reconnaître par ses protéines de surface les récepteurs de la cellule hôte, ce qui détermine les cellules que le virus peut infecter. Un virion nu n’a pas d’autre couche externe.

Schéma sans échelle. Les capsomères et les péplomères sont représentés par quelques cercles pour montrer qu’il s’agit de sous-unités protéiques répétées ; une capside réelle en compte bien davantage, et sa symétrie est icosaédrique ou hélicoïdale. Les quatre groupes de formes sont un raccourci pédagogique : « enveloppé » décrit une enveloppe et non une forme, si bien qu’un même virus peut figurer dans deux groupes.

Points clés à retenir

  • Un virion est acellulaire : ni organites, ni ribosomes, ni membrane plasmique ; il doit emprunter la machinerie d’une cellule hôte.
  • Le génome est enfermé dans une capside faite de capsomères ; capside et génome forment la nucléocapside, qui protège le génome et détermine l’attachement.
  • Certains virions portent une enveloppe faite de phospholipides de l’hôte et de protéines virales, hérissée de péplomères qui attachent le virus et l’aident à échapper à l’immunité.
  • Les enzymes virales sont codées par le génome viral et empaquetées lorsque l’hôte ne sait pas réaliser la réaction, par exemple copier l’ARN.
  • Les quatre groupes de formes sont filamenteux, isométrique, enveloppé et tête et queue ; la complexité du virion ne suit pas celle de l’hôte.
Approfondir

Exemple travaillé

Lire les précautions à partir de la structure du virion. Lors d’une visite, vous prenez en charge trois patients : l’un a la grippe, l’autre une diarrhée et des vomissements à norovirus, et le troisième vit avec le VIH. Un distributeur de solution hydro-alcoolique est fixé au pied de chaque lit, et un lavabo avec savon et eau est disponible dans la chambre. À partir de la seule structure de chaque virion, décidez l’hygiène des mains à appliquer pour chaque patient et les autres précautions que la structure laisse prévoir.

  1. Identifier la couche la plus externe de chaque particule. La grippe et le VIH sont enveloppés ; le norovirus est nu, seule sa capside est exposée. La couche externe est la première attaquée par le milieu : elle décide donc de la solidité de la particule.
  2. Prévoir la faiblesse de chaque virion. Une enveloppe est une membrane lipidique : le savon, l’alcool et la dessiccation la déchirent et la particule perd sa capacité à fusionner avec une cellule. Une capside nue est une coque protéique ; elle résiste à l’alcool, à la dessiccation, à l’acide et à de nombreux détergents.
  3. Adapter le produit d’hygiène des mains au virus. La friction hydro-alcoolique inactive la grippe et le VIH sur vos mains. Elle ne tue pas de façon fiable le norovirus : pour ce patient, vous vous lavez à l’eau et au savon, ce qui décolle les particules de la peau et les emporte.
  4. Prévoir la voie, puis les précautions. Un virus respiratoire enveloppé voyage dans les gouttelettes à courte distance : des précautions « gouttelettes » et un masque sont nécessaires. Un virus entérique nu emprunte la voie féco-orale et les surfaces contaminées : les précautions « contact » et le nettoyage au chlore priment.
  5. Énoncer la limite de la prédiction. La structure prédit la stabilité et la voie, non tout le tableau clinique. Le VIH est fragile une fois séché sur une surface, mais une piqûre d’aiguille peut toujours le transmettre : la sécurité des objets tranchants et les précautions standard ne se relâchent jamais au motif que le virus est enveloppé.

Les trois mêmes questions — quelle est la couche externe, qu’est-ce qui la détruit, et par quelle voie le virus circule-t-il donc ? — valent pour tout virus qu’un patient apporte dans le service. La structure n’est pas une curiosité de laboratoire : c’est le raisonnement qui justifie le produit que vous prenez et les précautions affichées à la porte.

Idée fausse fréquente

Deux modèles erronés reviennent souvent. Le premier consiste à croire qu’un virus enveloppé est plus résistant qu’un virus nu parce qu’il possède une couche supplémentaire. C’est l’inverse : cette couche est une membrane lipidique, la partie la plus fragile de la particule ; voilà pourquoi les virus enveloppés comme la grippe et le VIH perdent vite leur infectiosité sur les mains et les surfaces, alors que les virus nus comme le norovirus persistent des jours. Le second modèle confond le virus avec une très petite bactérie. Une bactérie est une cellule avec cytoplasme, ribosomes et membrane plasmique ; un virion n’en a aucun et ne se divise pas : il doit s’assembler dans une cellule hôte.

Vérifiez votre raisonnement

Choisissez un virus que vous avez rencontré en pratique clinique ou dans l’actualité. Déterminez d’après sa structure s’il est enveloppé ou nu, puis prévoyez sa durée de survie sur une surface sèche, le produit d’hygiène des mains qui l’élimine et la voie par laquelle il atteint le patient suivant.

Afficher une réponse

Prenons la grippe A : enveloppée, sa membrane lipidique s’effondre en séchant et elle est détruite par l’alcool ou le savon en quelques secondes ; elle se transmet par gouttelettes respiratoires à courte distance, d’où l’importance des précautions « gouttelettes » et de la vaccination. Prenons plutôt le norovirus : nu, il survit des jours sur les surfaces à l’acide, à la dessiccation et à l’alcool, se propage par voie féco-orale et par les objets contaminés, et impose l’eau et le savon ainsi qu’un nettoyage au chlore. La structure ne dit pas tout, mais elle prédit étonnamment bien la survie et la voie de transmission.

D’où vient ce contenu

  • BMS 114 General Microbiology I lecture notes (supplied) · “Virus morphology”, lines 1315–1351: acellular organisation without organelles, ribosomes or plasma membrane; the nucleic acid core, capsid, capsomeres and nucleocapsid; the envelope from host nuclear or plasma membrane and its peplomers; viral enzymes coded in the viral genome; the four shape groups with TMV, poliovirus, herpesviruses, HIV and bacteriophages; and the observation that virion complexity does not correlate with host complexity (T4, adenovirus, HIV).
  • Correction to the supplied notes — the size of a virion · Correction to the supplied notes: line 1301 gives virions as about 20–250 nm in diameter as though this were a ceiling. That range is right for most medically important virions, but giant amoeba viruses such as mimivirus reach about 750 nm, so the figure is taught here as a range for most virions, not a hard limit.
  • Beyond the supplied notes — envelope fragility, hand hygiene and transmission route · the disruption of enveloped virions by soap, 60–70 % ethanol, drying, heat and extreme pH; the survival of non-enveloped viruses such as norovirus against acid, drying and alcohol; the need for soap and water and for 1 000–5 000 ppm chlorine during norovirus outbreaks; and the link between envelope stability and the droplet, contact, blood or faecal–oral route follow standard virology and WHO/CDC hand-hygiene and outbreak guidance. The notes at lines 1321–1326 define the envelope but never draw out its fragility.
  • Beyond the supplied notes — the enzymes a virion carries and the drugs aimed at them · the packaging of RNA-dependent RNA polymerase, reverse transcriptase, integrase and protease; the error rate of reverse transcriptase and the resistance it produces; and the antiviral classes named after these enzymes follow standard virology and pharmacology. The notes at lines 1325–1327 mention viral enzymes that are necessary for infection without naming any of them.
  • Beyond the supplied notes — bacteriophage T4 and the assembly of complex virions · the dimensions and component names of bacteriophage T4, its genome size, the contractile injection mechanism, the tail lysozyme, and the Edgar and Wood assembly pathway established with conditional-lethal mutants in the 1960s follow standard virology. The notes at lines 1328–1331 and 1347–1350 state only that bacteriophages are among the most complex virions and that T4 has a head and tail fibres.

La progression des leçons est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel. Les réponses d’entraînement restent séparées et ne sont pas conservées.

À propos de ce cours et de ses sources

Leçons bilingues organisées à partir des notes de cours BMS 114 Microbiologie générale I fournies (M. Ngotelo F. Ambene, M. Lyonga B. Lyonga et M. Fumbui Louis Ngong). Les schémas sont des illustrations pédagogiques originales ; les sections qui corrigent les notes ou les dépassent le précisent dans leurs sources. La révision infirmière et francophone est en attente.