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BMS 114 · Tronc communSection 3.4 · La cellule bactérienne
Section 12 sur 33

Capsules, flagelles et fimbriae

Nommer les trois structures externes d’une bactérie — le flagelle, les fimbriae (dont le pilus sexuel est un type spécialisé) et la capsule — indiquer ce que chacune permet à l’organisme de faire, et expliquer comment les antigènes flagellaires identifient les Salmonella et comment une capsule déjoue la phagocytose.

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  1. Apprendre présente une seule idée courte à la fois. Chaque idée commence par une phrase simple, puis l’explique, donne un exemple et vous pose une petite question à laquelle vous pouvez répondre tout de suite.
  2. Explorer montre un schéma des mêmes idées. Cliquez sur les parties numérotées pour lire ce que chacune représente.
  3. Vérifier pose quelques questions. Répondez correctement à toutes pour terminer la section et débloquer la suivante.
  4. « Approfondir » est facultatif. Il ajoute le mécanisme et des détails pour quand vous serez prêt — aucune notion nécessaire aux questions n’y est cachée.
Pourquoi c’est important

Trois petites structures qui débordent de la bactérie décident si elle peut se déplacer, si elle peut s’accrocher et si votre système immunitaire peut l’engloutir. Un flagelle permet au germe de nager vers la nourriture et de pénétrer dans les tissus ; les fimbriae lui permettent de s’agripper à une paroi vésicale ou à une sonde et de tenir assez longtemps pour se multiplier ; une capsule enveloppe la cellule d’une couche glissante que les phagocytes ne peuvent saisir. Quand vous soignez un patient porteur d’une sonde urinaire, une pneumonie à pneumocoque ou une intoxication alimentaire à Salmonella, vous soignez les conséquences de ces trois structures, et le prochain antibiotique, le prochain vaccin ou la prochaine demande de prélèvement dépendent souvent de leur compréhension.

Ce qu’il faut savoir avant

Vous savez déjà qu’une bactérie est une cellule procaryote dotée d’une paroi et d’une membrane, et que la coloration de Gram la classe dans l’un de deux grands groupes. Aucune notion de biochimie n’est supposée acquise. Les structures externes sont définies ci-dessous : le flagelle, les fimbriae (pili), dont le pilus sexuel est un type spécialisé, et la capsule. Elles se trouvent à l’extérieur de la paroi, et non dans le cytoplasme.

Mots à connaître (6)
Flagelle (pluriel flagelles)
Un long filament protéique, en forme de fil, qui tourne et propulse la bactérie dans un liquide. Escherichia coli nage grâce à plusieurs flagelles.
Fimbriae (pili)
Structures protéiques courtes et pileuses, bien plus fines qu’un flagelle, servant à adhérer aux surfaces et aux autres bactéries. Les fimbriae permettent à Escherichia coli de s’accrocher à la paroi de la vessie.
Pilus sexuel
Un pilus spécialisé qui relie deux bactéries et laisse l’ADN passer d’une cellule à l’autre. Un pilus sexuel fait passer un plasmide de résistance dans une seconde bactérie.
Conjugaison
Le transfert de matériel génétique d’une bactérie à une autre par un pilus sexuel ; il partage des gènes sans produire un nouvel organisme. La conjugaison peut transformer une bactérie intestinale inoffensive en bactérie résistante.
Capsule
Une couche de polysaccharide sécrétée autour de la paroi, qui devient une capsule véritable lorsqu’elle est assez épaisse. Streptococcus pneumoniae est entouré d’une capsule épaisse.
Virulence
Le degré selon lequel un micro-organisme est capable de provoquer une maladie chez un hôte. Un pneumocoque encapsulé a une virulence supérieure à celle d’une souche sans capsule.
Une idée à la foisIdée 1 / 4

En une phrase Les flagelles sont des structures filiformes qui déplacent la bactérie, et leurs protéines sont antigéniques.

Les flagelles rendent les bactéries mobiles

Les bactéries mobiles possèdent un ou plusieurs flagelles filiformes, faits d’une protéine appelée flagelline. Le flagelle est ancré sous la paroi et tourne comme l’hélice d’un navire : l’organisme nage dans le liquide au lieu d’y dériver. Ce mouvement compte dans l’infection : un organisme mobile nage vers les nutriments dont il a besoin et s’éloigne des substances nuisibles, et il peut passer de la peau ou de l’intestin vers des tissus plus profonds. La rotation est produite par un petit moteur basal fixé dans la membrane ; c’est le moteur qui tourne, et non le filament qui se plie. Les protéines flagellaires sont antigéniques : le système immunitaire fabrique contre elles des anticorps qui ne réagissent qu’avec les flagelles d’une seule espèce. La clinique tire parti de cette précision : des bactéries comme les espèces de Salmonella sont identifiées par les anticorps spécifiques formés contre leurs protéines flagellaires.

Par exemple

Une coproculture cultive des Salmonella. Le laboratoire teste ensuite les protéines flagellaires avec des anticorps spécifiques et nomme le sérotype : c’est ainsi qu’une épidémie d’origine alimentaire est reliée à une seule source.

Petite vérification

Pourquoi des anticorps dirigés contre les protéines flagellaires permettent-ils d’identifier la Salmonella présente ?

Afficher la réponse

Parce que les protéines flagellaires sont antigéniques et que leur structure diffère d’un type bactérien à l’autre. Chaque anticorps ne reconnaît que les flagelles de son type : le profil des réactions fournit un nom de sérotype et permet de relier des cas à une source commune.

Lire les explications détaillées
Comment le flagelle s’organise et comment il change de manteau

Les microbiologistes décrivent les bactéries mobiles par l’emplacement de leurs flagelles, car cet arrangement est stable pour une espèce et aide à l’identification. Un seul flagelle à une extrémité : monotriche, comme chez Vibrio cholerae. Une touffe de flagelles à une extrémité : lophotriche, comme chez Pseudomonas fluorescens. Des flagelles aux deux extrémités : amphitriche. Des flagelles répartis sur toute la surface : péritriche, comme chez Escherichia coli, Salmonella et Proteus ; c’est cet arrangement qui produit le bord envahissant observé sur une boîte de gélose. Le filament est une hélice creuse de sous-unités de flagelline qui croît à son extrémité et qui est entraînée par un corps basal fixé dans la membrane ; celui-ci tourne très vite en utilisant le gradient de protons et non l’ATP. Ce moteur inverse son sens de rotation, et cette inversion modifie la nage : des phases de nage régulière alternent avec de brèves culbutes, et en allongeant les phases de nage lorsque la concentration d’une substance attractive augmente, la cellule remonte le gradient chimique. Ce déplacement orienté est le chimiotactisme ; c’est lui qui conduit un pathogène vers une plaie ou le long d’un uretère. La leçon clinique la plus importante ne porte pas sur le nombre, mais sur la variation. Les antigènes flagellaires peuvent être activés et désactivés, phénomène appelé variation de phase : l’anticorps fabriqué contre un type flagellaire peut donc ne pas reconnaître la génération suivante. Salmonella alterne entre deux gènes de flagelline, et la même ruse se retrouve dans les antigènes HA et NA du virus grippal et dans les gènes de piline de Neisseria gonorrhoeae. Les anticorps antiflagellaires peuvent aussi protéger autrement : ils pontent les filaments et immobilisent l’organisme, raison pour laquelle les vaccins tués anticolériques injectables reposaient en partie sur l’antigène flagellaire. Au laboratoire, le profil des antigènes flagellaires se lit avec celui des antigènes somatiques dans un schéma de sérotypage ; c’est cette combinaison, dans le schéma de Kauffmann–White, qui a d’abord permis aux équipes de santé publique de démontrer que des cas dispersés de fièvre typhoïde relevaient d’une seule épidémie et non de nombreuses infections sans lien. L’infirmière applique la même logique en signalant que trois patients d’un service partagent un sérotype : ce ne sont pas trois coïncidences, mais une seule source, et cela déclenche la recherche du véhicule commun.

L’adhérence est la première étape de l’infection, et la raison pour laquelle les fimbriae sont une cible vaccinale

Un pathogène qui atteint une muqueuse n’a encore rien infecté. Pour provoquer une maladie, il doit d’abord adhérer, puis se multiplier, puis envahir les tissus ou libérer une toxine ; chacune de ces étapes est une occasion distincte de l’arrêter. L’adhérence mérite une attention particulière parce qu’elle vient en premier et parce qu’elle est souvent la seule étape pour laquelle l’organisme possède un outil dédié. Escherichia coli uropathogène porte des fimbriae P qui se lient à un récepteur contenant du galactose sur la paroi des voies urinaires ; sans eux, la bactérie ne peut s’agripper, et les souches qui perdent ces gènes deviennent bien moins capables de provoquer une pyélonéphrite. Vibrio cholerae utilise un pilus corégulé par la toxine qui non seulement ancre l’organisme à la muqueuse du grêle, mais rapproche aussi les bactéries assez pour qu’elles servent de récepteur au bactériophage porteur des gènes de la toxine cholérique : adhérence et production de toxine sont donc physiquement liées. Neisseria gonorrhoeae fait varier ses pilines, ce qui explique qu’une personne puisse être réinfectée à plusieurs reprises. L’adhérence est aussi l’étape qui permet à une communauté de se former. Une fois fixées sur une surface, les bactéries sécrètent une matrice extracellulaire, deviennent un biofilm, et un biofilm résiste nettement mieux aux antibiotiques et au système immunitaire que les mêmes organismes cultivés librement en milieu liquide. C’est pourquoi un dispositif laissé en place est si dangereux et pourquoi le retirer est un traitement. L’idée vaccinale en découle directement. Parce que l’adhésine est exposée à la surface de la cellule, parce qu’elle est indispensable et non facultative, et parce qu’un anticorps dirigé contre elle peut bloquer physiquement la fixation, des vaccins ont été conçus pour induire des anticorps contre les protéines fimbriales. L’exemple classique est le vaccin oral contre le choléra, qui associe la sous-unité B de la toxine et des cellules entières tuées ; en médecine vétérinaire, les vaccins contre Escherichia coli entérotoxinogène induisant des anticorps anti-fimbriae K88 et K99 protègent les porcelets en empêchant l’adhérence dans l’intestin. Chez l’humain, les essais de vaccins fimbriaux ont été moins concluants, et les raisons sont instructives : les types fimbriaux sont nombreux, donc un vaccin doit être multivalent ; la réponse anticorps la plus utile doit être sécrétée sur la muqueuse, et pas seulement présente dans le sérum ; et certains pathogènes, comme le pneumocoque, se cachent derrière une capsule, si bien que la capsule, et non l’adhésine, devient la cible vaccinale. Pour l’infirmière, la leçon est préventive et pratique. Une bactérie qui ne peut pas adhérer ne peut pas coloniser : l’hygiène des mains, les soins de sonde, le retrait précoce des dispositifs et le maintien de l’intégrité cutanée et muqueuse ne sont donc pas des conseils d’hygiène généraux, mais des attaques précises contre la première étape de l’infection.

La conjugaison par un pilus sexuel, et pourquoi la résistance traverse les espèces

La conjugaison mérite un second regard, car elle explique une observation qui intrigue les étudiants : des espèces sans lien, dans le même hôpital, partagent le même profil de résistance, même lorsque l’antibiotique n’a jamais touché l’une d’elles. Le pilus conjugatif, étudié surtout comme pilus F d’Escherichia coli, est plus long qu’un fimbria ordinaire et il est codé par le plasmide même qu’il transfère. Il entre en contact avec une cellule receveuse, se rétracte pour rapprocher les deux enveloppes, et un pore de conjugaison s’assemble, à travers lequel un simple brin d’ADN plasmidique passe pendant que le brin complémentaire est synthétisé. La receveuse fabrique ensuite le second brin, le plasmide se circularise, et la cellule est désormais donneuse à son tour. Les gènes nécessaires à cette machinerie sont regroupés en un opéron, l’opéron tra, portés par le plasmide et non par le chromosome. Cette organisation compte, car un plasmide est de l’ADN accessoire : il peut être acquis, perdu et échangé sans tuer la cellule, et un même plasmide peut porter plusieurs gènes de résistance à la fois, si bien qu’un seul événement de conjugaison peut rendre une bactérie résistante à trois ou quatre familles de médicaments simultanément. La conjugaison est la voie la plus fréquente par laquelle les gènes de bêta-lactamase à spectre étendu (BLSE) et de carbapénémase circulent entre Klebsiella pneumoniae et Escherichia coli à l’hôpital, et le même mécanisme diffuse la résistance plasmidique chez Staphylococcus aureus et Enterococcus. D’autres voies de transfert horizontal existent et doivent en être distinguées. La transformation est l’incorporation d’ADN libre présent dans l’environnement, ce qui permet aux pneumocoques d’acquérir et d’échanger des gènes de capsule. La transduction est le transfert par un bactériophage, par lequel des gènes de toxine parviennent à Staphylococcus aureus et à Escherichia coli O157. La conjugaison est la seule des trois à exiger un contact direct entre cellules. Deux conséquences pratiques en découlent. D’abord, la diffusion de la résistance n’est pas toujours causée par l’antibiotique employé : un plasmide sélectionné chez un patient peut traverser le service sur les mains et le matériel et apparaître chez une autre espèce ; la lutte anti-infectieuse et le bon usage des antibiotiques sont donc les deux moitiés d’une même stratégie. Ensuite, l’ADN libre et les plasmides survivent dans l’environnement : le nettoyage, l’hygiène des mains, l’isolement des patients colonisés et l’élimination correcte des déchets agissent directement sur les conditions qui permettent la conjugaison. L’infirmière voit rarement un pilus, mais elle décide si le prochain contact aura lieu.

Explorez le schéma

Observez d’abord le dessin entier. Puis sélectionnez une partie numérotée et reliez-la à l’idée que vous venez de lire.

Structures externes et leurs fonctions : se déplacer, s’accrocher, partager des gènes, se cacher

Chaque panneau nomme une structure externe et l’avantage qu’elle procure à l’organisme. Suivez les flèches vers le bas : le flagelle déplace la cellule vers les tissus, les fimbriae l’y fixent, et la capsule empêche le phagocyte de l’engloutir. Le dernier panneau montre pourquoi ces mêmes structures deviennent des cibles vaccinales.

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01 / 5Le flagelle : mobilité et identité antigénique

Structures externes et leurs fonctions : se déplacer, s’accrocher, partager des gènes, se cacherChaque panneau nomme une structure externe et l’avantage qu’elle procure à l’organisme. Suivez les flèches vers le bas : le flagelle déplace la cellule vers les tissus, les fimbriae l’y fixent, et la capsule empêche le phagocyte de l’engloutir. Le dernier panneau montre pourquoi ces mêmes structures deviennent des cibles vaccinales.Structures externes : ce que chacune permet à l’organisme de faire1 · Flagelle — déplacementFilament de flagelline, en forme de fil, qui tourneNage vers les nutriments et dans les tissusArrangements : monotriche · lophotrichepéritriche · protéines antigéniques (Salmonella)Moteur à la base, ancré dans la membrane2 · Fimbriae (pili) — adhérenceProtéines pileuses courtes, plus fines qu’un flagelleL’adhésine de l’extrémité s’emboîte dans un récepteurNombreuses bactéries à Gram négatif, certaines à Gram positifPremière étape de la colonisation · tient aux sondes et drains3 · Pilus sexuel — transfert de gènesUn pilus spécialisé, plus long qu’un fimbria ordinaireRelie donneuse et receveuse : conjugaisonFait passer un plasmide, souvent porteur de résistanceTransfert de gènes, non reproduction — pas de nouvel organisme4 · Capsule — échapper au phagocyteCouche de polysaccharide hors de la paroi, nette si épaisseMal opsonisée sans anticorps spécifiqueLe phagocyte ne peut saisir ni engloutir la celluleLe polysaccharide capsulaire est aussi un antigène vaccinalSe déplacer · adhérer · survivre au phagocyteExpliquer chaque structure par l’avantage qu’elle procure

Si le schéma dépasse ce cadre, faites-le défiler latéralement. Les repères restent lisibles ; les explications numérotées ci-dessous présentent les mêmes idées.

Le flagelle : mobilité et identité antigénique

Un filament de la protéine flagelline, ancré sous la paroi et entraîné par un moteur basal. Il conduit la cellule vers les nutriments et dans les tissus, et son arrangement — monotriche, lophotriche ou péritriche — est stable pour une espèce. Comme ces protéines sont antigéniques, des anticorps spécifiques identifient des organismes tels que les espèces de Salmonella.

Schéma fonctionnel, et non dessin à l’échelle : les quatre structures sont représentées selon leur fonction, et leurs tailles réelles diffèrent de plus d’un ordre de grandeur (un flagelle est bien plus long qu’un fimbria, et une capsule bien plus fine que la paroi qu’elle recouvre). Aucune espèce ne porte toutes ces structures à la fois, et les arrangements montrés ne sont que quelques-uns de ceux décrits.

Points clés à retenir

  • Les flagelles sont des filaments protéiques filiformes qui tournent et rendent la bactérie mobile vers les nutriments et dans les tissus.
  • Les protéines flagellaires sont antigéniques : des anticorps spécifiques identifient ainsi des organismes comme les espèces de Salmonella.
  • Les fimbriae, ou pili, sont de courtes structures pileuses d’adhérence aux cellules hôtes et entre bactéries : la première étape de la colonisation.
  • Un pilus sexuel spécialisé relie deux bactéries et transfère un plasmide par conjugaison, c’est-à-dire un transfert de gènes et non une reproduction.
  • Une capsule polysaccharidique épaisse est mal opsonisée en l’absence d’anticorps spécifique, bloque l’engloutissement par les phagocytes et augmente habituellement la virulence.
Approfondir

Exemple travaillé

Une pneumonie à pneumocoque dans le service. Un patient de 72 ans, qui n’a pas reçu le vaccin antipneumococcique, est admis pour fièvre, toux et dyspnée. La radiographie montre une condensation du lobe inférieur droit et la pression artérielle baisse. L’équipe suspecte Streptococcus pneumoniae. Vous devez comprendre pourquoi cet organisme peut faire autant de dégâts, quel prélèvement envoyer et ce que l’infirmière apporte que l’antibiotique ne fait pas.

  1. Lire les symptômes comme l’échappement d’un organisme encapsulé aux défenses. La fièvre et la condensation signifient que les bactéries se multiplient dans le poumon au lieu d’être éliminées. Comme la capsule est mal opsonisée, les phagocytes qui devraient les retirer ne peuvent saisir leur surface, et l’infection gagne le sang : la chute de la pression artérielle en est l’alarme.
  2. Recueillir les bons prélèvements avant la première dose. Faites deux séries d’hémocultures et, si le patient peut en produire, un bon échantillon de crachats, les deux avant l’antibiotique. Insistez : dès que le médicament agit, la culture peut être stérile et l’organisme responsable du sepsis n’est jamais nommé.
  3. Soutenir le patient pendant que le médicament agit. Administrez l’oxygène, installez le patient confortablement, surveillez la fréquence respiratoire et la saturation, tenez un bilan des entrées et sorties exact et notez température et pression artérielle en tendance, non en chiffres isolés. L’antibiotique ne peut pas rendre l’oxygène que le poumon condensé refuse de transférer : l’infirmière s’en charge.
  4. Transformer l’épisode en prévention. Une fois le patient rétabli, vérifiez si les vaccinations antipneumococcique et antigrippale sont indiquées, expliquez-les, et retenez que le vaccin antipneumococcique est fabriqué à partir des polysaccharides capsulaires afin que le système immunitaire rencontre la capsule avec des anticorps avant l’organisme lui-même. L’hygiène des mains et la manipulation correcte des sécrétions respiratoires protègent les autres lits.

La capsule n’est pas un détail abstrait : c’est la raison pour laquelle ce patient est en danger et la raison pour laquelle un vaccin existe. Le flagelle et les fimbriae compteront tout aussi concrètement chez le patient suivant, porteur d’une sonde urinaire ou d’un drain de plaie. Posez à chaque structure externe la même question — que permet-elle à l’organisme de faire ? — et le tableau clinique devient prévisible au lieu d’être une liste.

Idée fausse fréquente

L’erreur de débutant habituelle consiste à apprendre les trois structures comme trois noms et à croire que la plus nuisible est le flagelle, parce que le mouvement paraît menaçant. En réalité la mobilité est un avantage dont la bactérie peut être privée, et elle l’est souvent ; ce qui décide habituellement de la dangerosité d’un organisme, c’est la capsule, parce qu’elle défait le phagocyte. Une deuxième erreur est de confondre les deux types de structures pileuses : les fimbriae servent à l’adhérence et sont courts, tandis que le pilus sexuel sert au transfert de gènes et est plus long ; seul le premier explique qu’un organisme reste collé à une sonde.

Vérifiez votre raisonnement

Pensez à un patient que vous avez vu porteur d’un dispositif — sonde, cathéter central ou drain de plaie. Laquelle des trois structures externes est la plus probablement en cause, et quelle action infirmière unique l’attaque ?

Afficher une réponse

C’est presque toujours l’adhérence par les fimbriae, car un dispositif est une surface nouvelle et sèche qu’aucune défense de l’hôte ne nettoie par un flux. L’organisme s’agrippe au plastique, se multiplie et forme une communauté que les antibiotiques pénètrent mal. L’action qui l’attaque directement est le retrait du dispositif dès qu’il n’est plus nécessaire ; la réévaluation quotidienne de la voie, de la sonde ou du drain est donc un geste de lutte anti-infectieuse, non une formalité administrative.

D’où vient ce contenu

  • BMS 114 General Microbiology I lecture notes (supplied) · “External structures (Flagella, Fimbriae capsule, cell wall)”, lines 639–649: flagella and motility, identification of Salmonella by antibodies against flagella proteins, fimbriae and adhesion, sex pili and conjugation, and the capsule increasing virulence.
  • Beyond the supplied notes — flagellar arrangements, chemotaxis and antigenic variation · the monotrichous, lophotrichous, amphitrichous and peritrichous arrangements, the basal-body motor and chemotaxis, flagellar phase variation, and the Kauffmann–White serotyping scheme are standard bacteriology; the notes name flagella at lines 640–641 without arrangement, mechanism or variation.
  • Beyond the supplied notes — attachment as the first step of infection and fimbrial vaccines · P fimbriae of uropathogenic Escherichia coli, the toxin-coregulated pilus of Vibrio cholerae, biofilm resistance, and the oral cholera and veterinary K88/K99 fimbrial vaccines are standard pathogenicity and vaccinology material; the notes state only that fimbriae enable adherence at lines 642–643.
  • Beyond the supplied notes — conjugation, plasmids and horizontal gene transfer · the F pilus, the tra operon, plasmid-borne extended-spectrum beta-lactamase and carbapenemase spread, and the distinction between conjugation, transformation and transduction; the notes name conjugation at lines 644–645 without the plasmid or the other transfer routes.
  • Correction to the supplied notes — the capsule and one named exception · Correction to the supplied notes: lines 646–648 describe the polysaccharide capsule and say that possessing one “usually increases the virulence” without a mechanism. The capsule primarily increases virulence because it is poorly opsonised and blocks phagocytosis; and the notes’ phrase “many bacteria” should not be read as “all salmonellae”, since Salmonella Typhi is encapsulated (Vi antigen) whereas the common food-poisoning serovars are not.

La progression des leçons est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel. Les réponses d’entraînement restent séparées et ne sont pas conservées.

À propos de ce cours et de ses sources

Leçons bilingues organisées à partir des notes de cours BMS 114 Microbiologie générale I fournies (M. Ngotelo F. Ambene, M. Lyonga B. Lyonga et M. Fumbui Louis Ngong). Les schémas sont des illustrations pédagogiques originales ; les sections qui corrigent les notes ou les dépassent le précisent dans leurs sources. La révision infirmière et francophone est en attente.