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BMS 1110 · Tronc communSection 6.2 · Échantillonnage, estimation et inférence
Section 28 sur 30

Échantillonnage aléatoire et systématique

Expliquer pourquoi on prélève un échantillon, décrire les méthodes du tirage au sort, aléatoire simple, systématique, stratifiée et par grappes, calculer le pas d’échantillonnage k = N ÷ n et choisir une méthode adaptée à une étude décrite.

Nouveau dans ce cours ? Comment fonctionne chaque section
  1. Apprendre présente une seule idée courte à la fois. Chaque idée commence par une phrase simple, puis l’explique, donne un exemple et vous pose une petite question à laquelle vous pouvez répondre tout de suite.
  2. Explorer montre un schéma des mêmes idées. Cliquez sur les parties numérotées pour lire ce que chacune représente.
  3. Vérifier pose quelques questions. Répondez correctement à toutes pour terminer la section et débloquer la suivante.
  4. « Approfondir » est facultatif. Il ajoute le mécanisme et des détails pour quand vous serez prêt — aucune notion nécessaire aux questions n’y est cachée.
Pourquoi c’est important

Toute conclusion d’une étude de santé repose sur les personnes que le chercheur a choisies. Si ce choix suit ses préférences — les patients présents dans le service ce matin-là, ceux qui semblaient disposés — l’étude mesure les habitudes du chercheur, et non la population. Comprendre le tirage aléatoire, systématique, stratifié et par grappes permet de lire un rapport et de poser la seule question qui décide si ses chiffres sont fiables : qui a été sélectionné, et la sélection reposait-elle sur le hasard ? Une infirmière capable d’y répondre distingue une enquête solide d’une publicité, et peut aider à en concevoir une qui sera crue.

Ce qu’il faut savoir avant

Vous devez connaître les mots population et échantillon depuis la section 6.1 : la population est le groupe entier sur lequel le chercheur veut des informations, et l’échantillon le groupe plus petit réellement étudié. Il faut aussi savoir diviser un nombre entier par un autre, ce que les didacticiels reprennent pas à pas.

Mots à connaître (5)
Base de sondage
La liste numérotée complète des membres de la population dans laquelle l’échantillon est réellement prélevé. Un registre de 1 000 patients inscrits constitue la base de sondage d’une étude qui en veut 100.
Pas d’échantillonnage (k)
Dans l’échantillonnage systématique, l’écart fixe entre les individus retenus, calculé par k = N ÷ n : taille de la population divisée par taille de l’échantillon. Avec N = 1 000 patients et n = 100 nécessaires, k = 1 000 ÷ 100 = 10 : prendre un patient sur 10.
Départ aléatoire
Le premier individu retenu dans l’échantillonnage systématique, choisi au hasard parmi les entiers de 1 à k. Si k = 10, le départ aléatoire est un nombre de 1 à 10 ; s’il vaut 4, la sélection commence au patient 4.
Strates
Sous-groupes pertinents de la population, comme les tranches d’âge, dans lesquels un échantillon est prélevé en échantillonnage stratifié. Répartir les patients en enfants, adultes et personnes âgées crée trois strates, et un échantillon est prélevé dans chacune.
Grappe
Un groupe naturel d’individus, comme un village, une école ou un hôpital, sélectionné en entier dans l’échantillonnage par grappes. Dans une enquête de vaccination, un village est une grappe : choisir 20 villages revient à étudier tous les enfants éligibles de ces villages.
Une idée à la foisIdée 1 / 6

En une phrase L’échantillonnage sélectionne un sous-ensemble d’une population pour que le chercheur étudie une partie plutôt que tout le monde.

Un échantillon est une partie choisie pour parler de l’ensemble

L’échantillonnage est le processus qui consiste à sélectionner un sous-ensemble d’individus dans une population. Un échantillon bien choisi doit représenter la population aussi fidèlement que possible. On prélève un échantillon parce qu’étudier la population entière peut être coûteux, long, logistiquement difficile et parfois impossible ; c’est aussi inutile lorsqu’un échantillon bien choisi fournit une information fiable. Imaginez mesurer la tension artérielle de tous les adultes d’une ville : le coût et l’attente seraient énormes, et les personnes qui ne viennent jamais au centre manqueraient de toute façon. Un échantillon de quelques centaines de personnes, choisi honnêtement, donne une estimation utilisable de l’ensemble. Le prix de ce raccourci est une promesse : l’échantillon doit être sélectionné sans pencher vers un type de personne. Toutes les méthodes de cette section servent à tenir cette promesse.

Par exemple

Un district compte 40 000 adultes. Les mesurer tous prendrait des années, alors qu’un échantillon bien choisi de 400 personnes permet d’estimer la tension moyenne avec une précision acceptable.

Petite vérification

Pourquoi l’étude de la population entière est-elle souvent impossible, et que doit faire un échantillon à la place ?

Afficher la réponse

Étudier tout le monde est généralement trop coûteux, trop lent et logistiquement impossible, et certaines personnes sont inaccessibles. L’échantillon doit donc être sélectionné de façon à représenter la population aussi fidèlement que possible ; sinon, le résultat ne décrit que l’échantillon.

Lire les explications détaillées
La base de sondage, le pas, et pourquoi chaque dixième patient a la même chance

L’échantillonnage systématique ressemble à un raccourci, mais l’arithmétique des probabilités qui le sous-tend est exacte, et la voir enlève toute approximation. Écrivez la base de sondage comme une liste numérotée de 1 à N, et posez k = N ÷ n. Si k est un nombre entier, la base se partage en exactement k colonnes lorsqu’on l’écrit en lignes de k : la première colonne contient les personnes 1, k + 1, 2k + 1 et ainsi de suite, la dernière les personnes k, 2k, 3k et ainsi de suite. Chaque départ aléatoire possible, un entier de 1 à k, sélectionne exactement une colonne. Chaque personne se trouve donc dans une seule colonne : un seul départ parmi les k possibles peut la retenir, et sa probabilité de sélection est 1/k, ce qui équivaut à n ÷ N puisque k = N ÷ n. Cette équivalence justifie toute la méthode. Deux conséquences pratiques en découlent. D’abord, si N ÷ n n’est pas un entier — par exemple N = 1 000 et n = 300, soit k ≈ 3,33 — le pas ne peut pas être un nombre de personnes. Les solutions habituelles sont d’arrondir k à un entier, de suivre un pas fractionnaire sur un cumul, ou de modifier la taille de l’échantillon ; arrondir change silencieusement la probabilité, et le choix doit donc figurer dans le rapport. Ensuite, le danger de périodicité découle de la même arithmétique. Si la base répète un cycle de longueur c et que k est un multiple de c, la colonne retenue retombe toujours au même point du cycle et l’échantillon ne contient qu’un seul type de fiche. Il est alors biaisé, et pas seulement malchanceux. Trier la base au hasard, ou remplacer l’échantillonnage systématique par un échantillonnage aléatoire simple, brise cet alignement. La méthode ne vaut que ce que vaut l’ordre de la liste qu’on lui donne.

Ce que chaque méthode apporte : précision, coût et effet de plan

Les quatre méthodes ne sont pas des outils interchangeables pour une même tâche : chacune apporte quelque chose et le paie ailleurs. L’échantillonnage aléatoire simple est la référence : avec une base de sondage, il donne à chaque individu la même probabilité de sélection et à chaque combinaison de n individus une chance de se produire, et sa précision se décrit aisément. L’échantillonnage stratifié achète de la précision. Lorsque les strates diffèrent sur la quantité mesurée, supprimer les écarts entre strates supprime une partie de la variation totale : l’estimation dans chaque strate est donc plus précise qu’une estimation de même taille prélevée dans la population mélangée. Le gain est maximal quand les strates sont homogènes en leur sein et très différentes les unes des autres. Répartir l’échantillon proportionnellement à la taille des strates — l’allocation proportionnelle — garde l’échantillon global représentatif ; sur-échantillonner volontairement une petite strate est aussi légitime lorsque ce sous-groupe a besoin de sa propre estimation précise, à condition de repondérer l’analyse et de le dire dans le rapport. L’échantillonnage par grappes achète l’économie. On le choisit quand les individus ne peuvent pas être listés mais que les groupes naturels le peuvent, et quand la population est dispersée sur un vaste territoire, car le coût du terrain dépend du nombre de lieux visités et pas seulement du nombre de personnes interrogées. Le prix est statistique : les personnes d’une même grappe se ressemblent, si bien qu’un échantillon par grappes porte moins d’information par personne qu’un échantillon aléatoire simple de même taille. Cette inflation de l’incertitude s’appelle l’effet de plan, et la règle pratique est nette : s’il faut procéder par grappes, mieux vaut plus de grappes et moins de personnes par grappe, car l’information vient surtout du nombre de groupes indépendants, non du nombre d’entretiens à l’intérieur de chacun. Une enquête de santé qui étudie 20 villages de 50 enfants vaut généralement mieux qu’une enquête portant sur 4 villages de 250 enfants.

Tirer un nombre réellement aléatoire : tables, générateurs et remise

La sélection aléatoire paraît simple jusqu’au moment de la réaliser pour de vrai, et c’est dans ces gestes que les débutants introduisent une préférence invisible. Une table de nombres aléatoires s’utilise ainsi : numérotez la base de 1 à N, décidez à l’avance combien de chiffres vous lirez ensemble — pour une base de 600, trois chiffres couvrent 001 à 600 —, choisissez au hasard une ligne et une colonne de départ, puis lisez dans une seule direction fixe. Notez chaque nombre qui tombe dans l’intervalle, écartez les nombres hors intervalle et ceux déjà retenus, et continuez jusqu’au nombre requis. Fixer la direction et le nombre de chiffres avant de lire empêche la tricherie silencieuse la plus courante : continuer parce que le nombre suivant « semble » meilleur. Les nombres produits par ordinateur suivent la même logique mais proviennent d’une formule : ils sont pseudo-aléatoires, c’est-à-dire que la suite paraît sans motif tout en étant reproductible à partir d’une valeur initiale appelée graine. Cette reproductibilité est une qualité en recherche : une graine notée dans la méthode permet à un autre analyste de reconstruire exactement le même échantillon. Elle ne devient un défaut que si le générateur est mauvais ou si la graine est choisie pour donner un résultat commode. Le tirage sans remise — ne jamais remettre un numéro déjà tiré dans l’urne — est ce qui garantit des individus distincts et ce qui donne à chacun la même probabilité n ÷ N ; un tirage avec remise permettrait au même patient d’apparaître deux fois et changerait l’arithmétique. Enfin, un rapport honnête indique la base, la méthode, les outils, le pas ou l’allocation, et les nombres réellement tirés, afin que le lecteur voie que le hasard, et non la préférence, a produit l’échantillon. Dans un audit clinique, ce n’est pas du pédantisme : un superviseur capable de reconstruire votre échantillon peut vérifier que les dossiers examinés n’étaient pas simplement les plus commodes.

Explorez le schéma

Observez d’abord le dessin entier. Puis sélectionnez une partie numérotée et reliez-la à l’idée que vous venez de lire.

Échantillonnage aléatoire et systématique

Planche pédagogique en quatre panneaux. Le premier énonce la règle systématique k = N ÷ n pour 1 000 patients et un échantillon de 100. Le deuxième montre une base de 40 patients écrite en lignes de dix, la quatrième colonne étant mise en évidence : à partir du départ aléatoire 4, les patients 4, 14, 24 et 34 sont retenus, et comme chaque patient se trouve dans une seule colonne, la chance de sélection est 100 ÷ 1 000 = 10 %. Le troisième panneau oppose l’échantillonnage stratifié, qui prélève un échantillon dans chaque sous-groupe, à l’échantillonnage par grappes, qui tire des groupes naturels entiers au hasard. Le quatrième panneau avertit qu’une liste répétitive fait tomber le pas sur un seul type de fiche.

Nouveau avec les schémas ? À lire d’abord
  1. Regardez d’abord le dessin entier sans rien cliquer. Demandez-vous seulement : de quel type d’image s’agit-il (comparaison, trajet, séquence, tableau) ?
  2. Appuyez sur Lire, ou utilisez les flèches, pour parcourir les parties numérotées dans l’ordre. Le dessin reste fixe ; seul le repère se déplace.
  3. Cliquez sur un numéro, ou sur son nom dans la liste ci-dessous, pour lire ce qu’est cette partie et pourquoi elle compte. Utilisez « Masquer les repères » pour tester votre mémoire.
Autres commandes
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01 / 4Le pas d’échantillonnage k

Échantillonnage aléatoire et systématiquePlanche pédagogique en quatre panneaux. Le premier énonce la règle systématique k = N ÷ n pour 1 000 patients et un échantillon de 100. Le deuxième montre une base de 40 patients écrite en lignes de dix, la quatrième colonne étant mise en évidence : à partir du départ aléatoire 4, les patients 4, 14, 24 et 34 sont retenus, et comme chaque patient se trouve dans une seule colonne, la chance de sélection est 100 ÷ 1 000 = 10 %. Le troisième panneau oppose l’échantillonnage stratifié, qui prélève un échantillon dans chaque sous-groupe, à l’échantillonnage par grappes, qui tire des groupes naturels entiers au hasard. Le quatrième panneau avertit qu’une liste répétitive fait tomber le pas sur un seul type de fiche.Échantillonnage systématique : un pas, kN = 1 000 patients sur la listen = 100 patients nécessairesk = N ÷ n = 1 000 ÷ 100 = 10Un patient, laisser passer neuf,puis recommencer.Un sur 10 à partir du départ aléatoire 412345678910111213141516171819202122232425262728293031323334353637383940Retenus : 4, 14, 24, …, 994 → 100 personnes.Chance : 100 ÷ 1 000 = 10 % chacun.Stratifié ou grappes ?StratifiéEnfantsAdultesPersonnes âgéesGrappesVillage AÉcole BVillage CÉcole DQuelques-uns par groupe.Tous les groupes inclus.2 groupes tirés au sort.Tous dans ces groupes.Danger : une liste qui se répèteCycle : Jour, Jour, Nuit, Nuit (longueur 4)Un nom sur 4 → tous de jour ou tous de nuit.Une liste répétitive rend k = 4 biaisé.

Si le schéma dépasse ce cadre, faites-le défiler latéralement. Les repères restent lisibles ; les explications numérotées ci-dessous présentent les mêmes idées.

Le pas d’échantillonnage k

k est le pas d’échantillonnage : la taille de la population N divisée par la taille d’échantillon requise n. Avec N = 1 000 patients sur la liste et n = 100 nécessaires, k = 1 000 ÷ 100 = 10 : on prend un patient et on en laisse passer neuf, encore et encore, après un départ aléatoire tiré de 1 à 10.

Planche pédagogique schématique : les 40 cellules forment une base illustrative, non à l’échelle. La formule k = N ÷ n, le départ aléatoire 4 et la probabilité n ÷ N = 100 ÷ 1 000 = 10 % sont les valeurs utilisées dans la section.

Points clés à retenir

  • L’échantillonnage sélectionne un sous-ensemble d’une population parce qu’étudier tout le monde serait trop coûteux, trop lent, logistiquement difficile ou impossible.
  • Dans l’échantillonnage aléatoire, c’est le hasard qui sélectionne les membres ; la préférence du chercheur n’intervient pas et chaque membre éligible a une chance connue d’être retenu.
  • L’échantillonnage aléatoire simple donne à chaque membre une probabilité égale et s’effectue par loterie, table de nombres aléatoires ou nombres produits par ordinateur.
  • L’échantillonnage systématique prend un individu sur k après un départ aléatoire, avec k = N ÷ n ; la probabilité de chacun est n ÷ N = 1/k lorsque k est un entier.
  • Si la liste répète un cycle et que k est un multiple de ce cycle, l’échantillonnage systématique ne retient qu’un seul type de fiche ; il faut stratifier, reclasser la liste ou passer à l’échantillonnage aléatoire simple.
  • L’échantillonnage stratifié prélève un échantillon dans chaque sous-groupe pertinent, tandis que l’échantillonnage par grappes tire des groupes naturels entiers au hasard et étudie tout le monde à l’intérieur des groupes choisis.
Approfondir

Exemple travaillé

Tirer 60 patients d’un registre de 600 par loterie. Une clinique tient un registre de 600 patients diabétiques de type 2. Une étude en veut 60 et le chercheur décide d’utiliser la loterie, aidée d’une table de nombres aléatoires. Montrez comment l’échantillon est produit et vérifiez que la sélection donne à chaque patient la même chance.

  1. Construire la base. Numérotez les patients de 1 à 600 dans le registre, pour que chaque patient ait exactement un numéro et qu’aucun ne manque.
  2. Fixer l’objectif avant toute lecture : n = 60 patients. Énoncer l’objectif à l’avance empêche le chercheur de s’arrêter tôt sur un tirage qui paraît commode.
  3. Lire la table de nombres aléatoires dans une direction fixe, trois chiffres à la fois pour couvrir 001 à 600. Ne retenir un nombre que s’il est compris entre 001 et 600.
  4. Écarter tout nombre hors de 001–600 et tout nombre déjà retenu, puis continuer jusqu’à obtenir 60 patients différents sur la liste. Écarter les répétitions garantit que les patients sont distincts.
  5. Vérifier la chance de sélection : la probabilité de chaque patient est n ÷ N = 60 ÷ 600 = 1/10 = 0,1, soit 10 % pour chacun. Cette vérification confirme la méthode, et non l’apparence de l’échantillon.

La loterie avec une table de nombres aléatoires a produit 60 patients distincts parmi une base de 600, chacun ayant 10 % de chances d’être retenu. Ce qui rend l’échantillon fiable n’est pas son apparence finale, mais le fait que la base, l’objectif et la règle de lecture étaient fixés avant la lecture du premier nombre.

Didacticiel 1 — Un patient sur 10 depuis un départ aléatoire

Un hôpital de district dispose d’une base de sondage de 1 000 patients inscrits et une étude en veut 100. Le chercheur choisit l’échantillonnage systématique. Calculez le pas k, tirez un départ aléatoire, listez les trois premiers patients retenus et dites ce qui pourrait mal tourner si le registre répète un motif.

Règle utilisée: L’échantillonnage systématique prend un individu sur k après un départ aléatoire, avec k = N ÷ n : la taille de la population N (patients sur la liste) divisée par la taille d’échantillon requise n (patients). k est un nombre de personnes et ne porte donc aucune autre unité.

  1. Écrivez N et n avec leurs unités avant toute division.

    Afficher cette étape

    N = 1 000 patients dans la base de sondage, et n = 100 patients sont requis par l’étude.

  2. Divisez la taille de la population par celle de l’échantillon pour obtenir le pas k.

    Afficher cette étape

    k = N ÷ n = 1 000 ÷ 100 = 10. Le pas est de 10 patients : on en prend un, on en laisse passer neuf, et le geste se répète.

  3. Qu’est-ce qui irait mal si le chercheur commençait simplement au patient 1 au lieu de tirer un départ aléatoire ?

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    Le patient 1 serait toujours retenu, et le choix du point de départ déciderait d’une partie de l’échantillon. La méthode cesserait de donner à chaque patient la même chance connue, alors que c’est toute la raison de recourir au hasard.

  4. Tirez le départ aléatoire : choisissez au hasard un entier de 1 à 10. Supposons qu’il vaille 4. Listez les trois premiers patients retenus.

    Afficher cette étape

    Partez de 4 et ajoutez 10 chaque fois : 4, puis 14, puis 24. Les trois premiers patients retenus portent les numéros 4, 14 et 24 dans la base.

  5. La patiente numéro 7 demande si elle peut encore être choisie. Avec k = 10, quelle est la bonne réponse ?

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    Oui. Elle est retenue pour exactement un départ aléatoire, le départ 7, sur les dix possibles : sa chance est donc de 1 sur 10. En probabilité, n ÷ N = 100 ÷ 1 000 = 1/10 = 10 % pour chaque patient.

  6. Le registre est classé lundi pour les suivis, mardi pour les nouveaux cas, mercredi pour les examens, et ce cycle de 3 jours se répète. Avec k = 10, y a-t-il un risque, et pourquoi ?

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    Il n’y a pas d’alignement ici, car 10 n’est pas un multiple du cycle de 3 jours : les fiches retenues parcourent donc bien le cycle. Le risque apparaît lorsque le pas est un multiple de la longueur du cycle : avec un cycle de 5 jours et k = 10, chaque 10e fiche tomberait le même jour de la semaine et l’échantillon ne contiendrait qu’un seul type de fiche.

Réponse: k = 1 000 ÷ 100 = 10 ; avec le départ aléatoire 4, les trois premiers patients sont 4, 14 et 24, et chaque patient a une chance sur dix d’être retenu.

À retenir: Écrivez d’abord k = N ÷ n, tirez le départ aléatoire avant de toucher la liste, puis ajoutez k chaque fois. Terminez en demandant si la liste répète un motif : si le cycle divise exactement k, l’échantillon systématique peut ne retenir qu’un seul type de personne ; il faut alors reclasser la liste ou changer de méthode.

Didacticiel 2 — Choisir entre échantillonnage stratifié et par grappes

Une autorité sanitaire municipale prépare deux études. L’étude A veut la tension artérielle systolique moyenne séparément pour les enfants, les adultes et les personnes âgées, et un registre complet des patients avec les âges existe. L’étude B est une enquête nationale de vaccination : il n’existe aucune liste des enfants, mais le pays compte 400 villages et 250 écoles, et les déplacements sont lents et coûteux. Décidez quelle méthode convient à chaque étude et justifiez le choix.

Règle utilisée: Utilisez l’échantillonnage stratifié lorsque la population comporte des sous-groupes pertinents, qu’une liste complète des individus existe et que l’étude doit fournir une estimation fiable à l’intérieur de chaque sous-groupe. Utilisez l’échantillonnage par grappes lorsque la population forme des groupes naturels, qu’aucune liste complète des individus n’existe et que les déplacements ou le coût rendent un échantillon dispersé irréaliste.

  1. L’étude A dispose d’un registre complet et doit fournir une moyenne pour chacune des trois tranches d’âge. Quelle méthode convient, et pourquoi ?

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    L’échantillonnage stratifié. Les trois tranches d’âge sont les strates, l’âge est lié à la tension artérielle et l’étude doit produire une estimation dans chaque tranche : un échantillon doit donc être prélevé à l’intérieur de chacune.

  2. Nommez les strates de l’étude A et précisez ce qui est prélevé dans chacune.

    Afficher cette étape

    Les strates sont les enfants, les adultes et les personnes âgées. Un échantillon aléatoire est prélevé dans chaque strate — par exemple 40 patients par strate, ou un nombre proportionnel à la taille de la tranche — et les trois échantillons sont analysés séparément.

  3. Pourquoi un seul échantillon aléatoire simple de toute la ville conviendrait-il moins bien à l’étude A ?

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    Un seul tirage sur toute la ville peut, par hasard, retenir très peu de personnes âgées ou très peu d’enfants. La moyenne de cette tranche reposerait alors sur une poignée de personnes et serait instable, alors que la stratification fixe à l’avance le nombre prélevé dans chaque tranche.

  4. L’étude B n’a aucune liste d’enfants. L’échantillonnage aléatoire simple est-il possible, et à quoi le chercheur est-il alors contraint ?

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    Non, car l’échantillonnage aléatoire simple exige une base de sondage, c’est-à-dire une liste numérotée des individus, et il n’en existe pas. Le chercheur doit donc échantillonner des groupes, ce que fait l’échantillonnage par grappes : recenser les villages et les écoles, en tirer quelques-uns au hasard et étudier les enfants des grappes choisies.

  5. Décrivez l’échantillon par grappes de l’étude B en une phrase, avec des nombres.

    Afficher cette étape

    Parmi les 650 grappes (400 villages et 250 écoles), tirez 20 au hasard et étudiez tous les enfants éligibles de ces 20 grappes ; l’unité tirée au hasard est la grappe, et non l’enfant.

  6. Les deux études travaillent avec des groupes. Quelle est la différence essentielle dans leur utilisation ?

    Afficher la réponse

    Dans l’échantillonnage stratifié, un échantillon est prélevé dans chaque groupe : tous apparaissent donc dans l’étude. Dans l’échantillonnage par grappes, seuls certains groupes sont tirés au hasard et l’on étudie tout le monde à l’intérieur des groupes choisis. La stratification est choisie pour la précision dans les sous-groupes ; les grappes le sont parce qu’aucune liste individuelle n’existe et qu’il faut limiter les déplacements.

Réponse: Étude A : échantillonnage stratifié par tranche d’âge, avec un échantillon aléatoire prélevé dans chaque tranche. Étude B : échantillonnage par grappes, avec 20 des 650 villages et écoles tirés au hasard et tous les enfants éligibles étudiés à l’intérieur.

À retenir: Posez deux questions avant de choisir : existe-t-il une liste complète des individus, et l’étude doit-elle fournir un résultat à l’intérieur de sous-groupes précis ? Une liste et un résultat par sous-groupe orientent vers la stratification ; l’absence de liste individuelle et de longs déplacements orientent vers les grappes. Les groupes sont ensuite utilisés différemment : la stratification échantillonne dans chaque groupe, les grappes n’étudient que les groupes tirés au hasard.

À vous d’essayer

Essayez chaque exercice sur papier. Écrivez la formule, remplacez les nombres, puis vérifiez l’unité de votre réponse.

  1. Un registre régional recense 2 400 infirmières dans la base de sondage et une étude en veut 80. Le chercheur choisit l’échantillonnage systématique. Calculez k, puis listez les quatre premières infirmières retenues si le départ aléatoire est 12.

    Indice

    k = N ÷ n, la taille de la population divisée par celle de l’échantillon. Après le départ aléatoire, ajoutez k une fois par personne suivante.

    Afficher la réponse détaillée

    k = N ÷ n = 2 400 ÷ 80 = 30 : on prend donc une infirmière sur 30. À partir de 12 : 12, puis 12 + 30 = 42, puis 72, puis 102. Les quatre premières infirmières portent les numéros 12, 42, 72 et 102, et la probabilité de sélection de chaque infirmière est n ÷ N = 80 ÷ 2 400 = 1/30.

  2. Nommez la méthode d’échantillonnage dans chaque cas. (a) Une université répartit ses 1 000 étudiants infirmiers en quatre promotions et tire 25 étudiants au hasard dans chaque promotion. (b) Une enquête tire 12 des 300 centres de santé du pays au hasard et interroge tous les patients qui fréquentent ces 12 centres.

    Indice

    Demandez-vous si un échantillon est prélevé dans chaque groupe, ou si certains groupes entiers sont choisis et étudiés en totalité.

    Afficher la réponse détaillée

    (a) Échantillonnage stratifié : les promotions sont les strates et un échantillon est prélevé dans chacune, de sorte que les quatre années sont représentées. (b) Échantillonnage par grappes : les 12 centres de santé sont des grappes tirées au hasard parmi les 300, et tous les patients des centres choisis sont étudiés. La différence est qu’en (a) on échantillonne dans chaque groupe, alors qu’en (b) on n’étudie que les groupes tirés au hasard.

  3. Un hôpital dispose d’une base de sondage numérotée de 2 000 dossiers et en tire 200 au hasard. Quelle est la probabilité de sélection de chaque dossier ? Expliquez ce que signifie « chance connue » et ce que cela ne promet pas.

    Indice

    Divisez la taille de l’échantillon par celle de la population : n ÷ N. Demandez-vous ensuite si une probabilité connue rend l’échantillon équilibré en apparence.

    Afficher la réponse détaillée

    La probabilité de chaque dossier est n ÷ N = 200 ÷ 2 000 = 1/10 = 0,1, soit 10 %. « Chance connue » signifie que la méthode fixe à l’avance la probabilité de chaque membre éligible : l’échantillon peut donc être décrit et vérifié. Cela ne promet pas un échantillon d’apparence équilibrée : un tirage honnête peut contenir trop de personnes âgées ou trop peu de femmes, et le corriger à la main réintroduirait la préférence du chercheur.

  4. La liste du personnel d’une usine est ordonnée Jour, Jour, Nuit, Nuit, Jour, Jour, Nuit, Nuit, et ainsi de suite. Un chercheur prend un nom sur 4 en partant de la 3e position. Décrivez l’échantillon obtenu et proposez deux façons de corriger la méthode.

    Indice

    Écrivez les huit premières positions avec leur horaire, puis repérez les positions 3, 7, 11 et cherchez ce qu’elles ont en commun.

    Afficher la réponse détaillée

    Les positions 1 et 2 sont de jour, 3 et 4 de nuit, 5 et 6 de jour, 7 et 8 de nuit. Prendre un nom sur 4 à partir de 3 retient les positions 3, 7, 11 et ainsi de suite, toutes de nuit : l’échantillon ne contient aucun agent de jour et il est biaisé, et non malchanceux. Deux corrections : reclasser la liste au hasard avant la sélection, ou remplacer l’échantillonnage systématique par un échantillonnage aléatoire simple de toute la liste. Stratifier par horaire est une troisième option lorsque chaque équipe a besoin de sa propre estimation.

Idée fausse fréquente

Beaucoup de débutants croient qu’un échantillon aléatoire doit paraître mélangé et « corrigent » discrètement un tirage qui a donné trop de personnes âgées. Ce réflexe inverse la méthode. L’échantillonnage aléatoire signifie que la sélection repose sur le hasard, et non que le résultat est équilibré : un tirage honnête peut sembler inégal, et le corriger à la main remet la préférence du chercheur dans la sélection, précisément ce que l’échantillonnage aléatoire avait retiré. Si l’équilibre est réellement nécessaire, la réponse est une autre méthode choisie à l’avance, comme l’échantillonnage stratifié, qui prélève un nombre fixé dans chaque sous-groupe. Corriger un tirage après l’avoir vu transforme un échantillon aléatoire en quota choisi par le chercheur.

Vérifiez votre raisonnement

Un collègue affirme que l’échantillonnage systématique est « identique » à l’échantillonnage aléatoire simple, puisque les deux font appel au hasard. Expliquez la différence et précisez quand elle compte.

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Le hasard intervient à des moments différents. L’échantillonnage aléatoire simple tire chaque membre directement : chacun a une probabilité égale fixée par la méthode et toute combinaison possible de n membres peut se produire. L’échantillonnage systématique ne tire au hasard que le départ ; le reste de l’échantillon est ensuite fixé par le pas k, si bien que de nombreuses combinaisons ne peuvent jamais apparaître. Les probabilités restent connues — chaque membre d’une base divisible exactement par k a une probabilité n ÷ N — mais l’ensemble des échantillons possibles est bien plus petit. La différence compte lorsque la liste suit un motif répétitif, car un échantillon systématique peut alors ne retenir qu’un seul type de personne, tandis qu’un échantillon aléatoire simple ne s’aligne pas ainsi sur l’ordre de la liste.

D’où vient ce contenu

  • BMS 1110 Applied Mathematics — lecture notes · Supplied notes, lines 1044–1082: sampling and why it is necessary; random sampling and the raffle/lottery method; simple random sampling with its tools; systematic sampling with k = N ÷ n; stratified and cluster sampling.
  • BMS 1110 course catalogue · Course code: the supplied document cover reads “BMS 110”; the curriculum catalogue records BMS 1110, which this course follows.
  • Standard survey-sampling practice · the sampling frame, the random-number table and seed procedure, proportional allocation, the periodicity danger in systematic sampling, and the cluster design effect.

La progression des leçons est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel. Les réponses d’entraînement restent séparées et ne sont pas conservées.

À propos de ce cours et de ses sources

Leçons bilingues organisées à partir des notes BMS 1110 Mathématiques appliquées et biostatistique médicale fournies (M. Ebangan Prosper Achuanoh). Les schémas sont des illustrations pédagogiques originales ; les sections qui dépassent les notes fournies le précisent dans leurs sources. La révision mathématique, clinique et francophone est en attente.