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BMS 1110 · Tronc communSection 4.4 · Organiser et décrire les données
Section 20 sur 30

Présenter les données en graphiques

Lire un tableau statistique, choisir la représentation adaptée au type de variable et à l’objectif, et calculer les angles des secteurs d’un diagramme circulaire, dont la somme doit faire 360°.

Nouveau dans ce cours ? Comment fonctionne chaque section
  1. Apprendre présente une seule idée courte à la fois. Chaque idée commence par une phrase simple, puis l’explique, donne un exemple et vous pose une petite question à laquelle vous pouvez répondre tout de suite.
  2. Explorer montre un schéma des mêmes idées. Cliquez sur les parties numérotées pour lire ce que chacune représente.
  3. Vérifier pose quelques questions. Répondez correctement à toutes pour terminer la section et débloquer la suivante.
  4. « Approfondir » est facultatif. Il ajoute le mécanisme et des détails pour quand vous serez prêt — aucune notion nécessaire aux questions n’y est cachée.
Pourquoi c’est important

Un nombre enfoui dans une liste de quarante patients ne change rien ; le même nombre dessiné en barre rend le problème du service visible en une seconde. Les graphiques sont l’outil de persuasion de l’infirmière — en transmission, dans un rapport d’audit ou en réunion qualité — et un graphique mal adapté au type de variable trompe même lorsque tous ses chiffres sont exacts. Savoir choisir la représentation, et lire ce qu’elle cache, sépare la simple présentation de données d’une conclusion digne de confiance.

Ce qu’il faut savoir avant

Deux acquis de l’unité 4 suffisent : la différence entre une variable catégorielle (groupe sanguin) et une variable quantitative (poids en kg), et le tableau de fréquences construit en 4.3. Aucun calcul nouveau n’est exigé : les pourcentages reprennent la routine de fréquence relative de 4.3, et le seul calcul nouveau de la section est une division suivie d’une multiplication par 360.

Mots à connaître (5)
Diagramme en barres
Une représentation des effectifs d’une variable catégorielle ou discrète où chaque barre correspond à une catégorie distincte, les barres étant séparées par des espaces. Les groupes sanguins A, B, AB et O dessinés en quatre barres séparées, une par groupe.
Histogramme
Une représentation d’une variable quantitative continue regroupée en classes, dont les barres se touchent parce que les classes se touchent, sans vide entre deux intervalles. Des poids de patients regroupés en 40–49, 50–59, 60–69 kg et dessinés en barres jointives.
Angle de secteur
L’angle au centre d’un diagramme circulaire attribué à une catégorie. Il vaut la part de cette catégorie dans le total multipliée par 360°, et la somme de tous les angles doit faire 360°. Une catégorie de 25 patients sur 100 reçoit 25 ÷ 100 × 360° = 90°.
Graphique linéaire
Une représentation d’une suite de mesures prises dans l’ordre chronologique, où les points consécutifs sont reliés par des segments pour rendre visibles la direction et la vitesse du changement. Les cas mensuels de paludisme de janvier à juin, reliés dans l’ordre du calendrier.
Nuage de points
Une représentation où chaque patient ou observation devient un point placé selon deux mesures quantitatives à la fois, la forme du nuage montrant si les deux variables varient ensemble. Un point par patient : position horizontale = âge, position verticale = pression artérielle systolique.
Une idée à la foisIdée 1 / 7

En une phrase Un tableau est lisible quand un inconnu peut l’utiliser sans vous : titre, lignes et colonnes nommées, unités, total et source.

Un tableau statistique doit pouvoir se lire seul

Un tableau statistique organise les données en lignes et en colonnes pour qu’un lecteur puisse comparer les nombres sans lire la moindre phrase autour. Six éléments rendent cela possible. Un titre clair dit de quoi parle le tableau et quel groupe il décrit. Les lignes portent les catégories ; les colonnes portent les effectifs et leurs pourcentages. Chaque en-tête de colonne indique son unité — patients, années, mmHg — car un nombre sans unité ne peut pas être interprété. Une ligne Total permet de vérifier que les parties reconstituent le tout, ce qui est aussi le moyen le plus rapide de repérer une faute de frappe. Enfin, une ligne Source précise l’origine des données et la période couverte, pour qu’un collègue juge si le tableau décrit encore le service d’aujourd’hui. Un tableau auquel il manque un de ces éléments n’est pas arithmétiquement faux : il est inutilisable comme preuve.

Par exemple

Le tableau des groupes sanguins porte le titre « Répartition des patients selon le groupe sanguin », les lignes A, B, AB et O, une colonne « Nombre de patients » à côté d’une colonne de pourcentages, une ligne Total de 100 et 100 %, et une ligne Source.

Petite vérification

Un collègue vous remet une simple liste d’effectifs sans en-tête ni total. Quels deux éléments du tableau manquent, et qu’auraient-ils permis de repérer ?

Afficher la réponse

Le titre et la ligne Total. Sans titre, impossible de dire quel groupe ou quelle période ces effectifs décrivent : les nombres ne sont comparables à rien. Sans total, impossible de vérifier que les parties reconstituent le tout, et un effectif mal saisi passerait inaperçu.

Lire les explications détaillées
Ce que révèle un histogramme : centre, étalement, asymétrie et observations inhabituelles

On lit un histogramme pour sa forme avant de le lire pour ses chiffres, car quatre traits de cette forme portent une information qu’aucun tableau d’effectifs ne donne d’un coup d’œil. Le premier est le centre : la classe où les barres sont les plus hautes est celle où se concentre l’essentiel des patients, et c’est une estimation visuelle de la médiane et du mode. Le deuxième est l’étalement : la distance horizontale occupée par les barres dit à quel point les patients diffèrent les uns des autres ; deux services ayant le même poids moyen peuvent donc se ressembler très peu si l’un est étroit et l’autre large. Le troisième est l’asymétrie. Une distribution est symétrique lorsque les moitiés gauche et droite de l’histogramme sont à peu près des images miroir. Elle est asymétrique à droite, ou d’asymétrie positive, lorsqu’une fine queue de valeurs anormalement grandes s’étend à droite du pic principal ; les temps d’attente, les durées de séjour et les doses sont presque toujours asymétriques à droite, car la plupart des patients vont vite et quelques-uns prennent beaucoup de temps. Elle est asymétrique à gauche lorsque la longue queue part vers les petites valeurs. Cette asymétrie change la moyenne à publier : dans une distribution fortement asymétrique à droite, la moyenne est tirée vers le haut par les quelques valeurs extrêmes alors que la médiane bouge à peine ; un rapport qui ne donne que la moyenne surestime donc le patient typique. Le quatrième trait est la modalité. Un histogramme à un seul pic est unimodal ; à deux pics nettement séparés, il est bimodal, et ce second pic constitue une hypothèse de populations mélangées — un histogramme bimodal d’indice de masse corporelle dans une clinique générale peut opposer un pic d’enfants et un pic d’adultes ; la clinique doit alors présenter les deux groupes séparément plutôt qu’une moyenne qui ne décrit personne. Enfin, cherchez les observations inhabituelles et les classes vides. Une barre isolée loin des autres, ou une classe ne contenant aucun patient, invite à vérifier les données : un poids noté 7 kg au lieu de 70 kg, une décimale mal placée, ou un seuil clinique réel comme une règle d’admission qui écarte les cas les moins graves. Un histogramme ne prouve jamais une erreur : il indique à l’infirmière où regarder.

Les classes sont un choix, et ce choix change l’image

Avant qu’un histogramme ne soit tracé, son auteur prend une décision que le lecteur ne voit jamais : la largeur de chaque classe et la position de ses limites. Les tableaux de cette section utilisent des classes de dix kilogrammes : 40–49, 50–59, etc. Les limites imprimées sont un raccourci, et ce raccourci cache une règle. Si les poids sont enregistrés au kilogramme près, la classe imprimée 40–49 couvre en réalité de 39,5 kg jusqu’à 49,5 kg exclu, de sorte qu’un poids de 49,5 kg appartient à la barre suivante. Énoncer la convention importe, car deux collègues qui choisissent des conventions différentes placeront le même patient dans deux barres différentes. La largeur elle-même modifie l’image. Les mêmes 200 patients dessinés en classes de vingt ans peuvent montrer un seul monticule, tandis que ces mêmes patients dessinés en classes de cinq ans peuvent révéler deux bosses que les classes larges avaient moyennées. Aucune des deux images n’est un mensonge ; la seconde a simplement une résolution plus fine, et la première dissimule un caractère réel de la population. Les habitudes sûres sont d’utiliser des largeurs égales, de garder entre cinq et vingt classes pour une figure pédagogique, et d’imprimer les limites pour que le lecteur puisse vérifier. Des largeurs égales gardent aussi la règle simple, car la hauteur de chaque barre y est proportionnelle à l’effectif. Quand les largeurs sont inégales — ce qui est souvent utile pour une longue queue droite, la dernière classe pouvant être « 100 kg et plus » — la hauteur n’est plus le message. La grandeur qui doit alors être proportionnelle à l’effectif est l’aire de la barre, c’est-à-dire l’effectif divisé par la largeur de classe, quantité appelée densité. Redessiner des classes inégales à hauteur égale fait paraître la classe la plus large aussi fréquente que la plus étroite : exactement l’erreur que l’histogramme devait empêcher. Deux représentations voisines figurent dans les notes et méritent un mot. Relier les milieux des sommets des barres donne un polygone de fréquences, ligne unique plus facile à superposer à une seconde distribution lorsque deux groupes doivent être comparés. Tracer une boîte avec un trait à la médiane et des moustaches jusqu’aux valeurs extrêmes donne un diagramme en boîte, figure compacte qui permet de comparer le centre et l’étalement d’une dizaine de services côte à côte là où dix histogrammes seraient illisibles.

Dessiner honnêtement : la ligne de base, les marques et le public

Un graphique peut être arithmétiquement parfait et néanmoins trompeur, et les choix qui trompent se prennent avant que le dessin ne commence. Le premier est la ligne de base. Dans un diagramme en barres, la longueur de la barre est le message : l’axe vertical doit donc partir de zéro ; le couper à 80 % transforme une variation de 88 % à 92 % en une barre qui paraît deux fois plus haute que sa voisine. La déformation n’est pas une question d’opinion : elle découle du fait que l’œil compare des longueurs. Un graphique linéaire est différent, car le message y est la pente, et la pente dépend de l’échelle de l’axe. Un graphique linéaire peut légitimement commencer au-dessus de zéro lorsque les valeurs suivies sont toutes proches de 100 %, comme l’observance de l’hygiène des mains, à condition que l’axe soit étiqueté et le lecteur informé. La même série tracée depuis zéro peut paraître presque plate : c’est honnête sur l’ampleur du changement, mais cela masque la tendance ; la réponse est de montrer l’axe, non de le cacher. Le deuxième choix est la forme des marques. L’œil compare les angles et les aires bien moins précisément que les longueurs : c’est pourquoi un diagramme circulaire convient à deux ou trois parts et non à huit, et pourquoi un diagramme circulaire en trois dimensions — le cercle incliné en ellipse — fait paraître les secteurs de l’avant plus grands que ceux de l’arrière. Un diagramme en anneau a exactement la même géométrie qu’un diagramme circulaire privé de son centre ; il n’ajoute aucune information. Le troisième choix est l’ordre des catégories. Un diagramme en barres de catégories nominales peut être trié par effectif, car ces catégories n’ont pas d’ordre naturel ; mais une variable ordinale comme le niveau de triage possède déjà un ordre, et la trier par ordre alphabétique le détruit. Le quatrième est la complétude : un graphique est une divulgation de méthode autant que de résultat. Il doit indiquer le nombre d’observations, l’unité de chaque axe et la période couverte ; un pourcentage sans son dénominateur ne peut pas être audité. Ces règles ne relèvent pas de l’étiquette. En hygiène hospitalière, en revue de mortalité ou lors d’une présentation qualité à un responsable, le graphique est souvent la seule partie du rapport qui soit lue, et un lecteur convaincu par un axe tronqué soutiendra le mauvais changement. Dessiner honnêtement, c’est se demander, avant d’enregistrer la figure, ce qu’un collègue soupçonneux aurait besoin de voir pour me contredire.

Explorez le schéma

Observez d’abord le dessin entier. Puis sélectionnez une partie numérotée et reliez-la à l’idée que vous venez de lire.

Présenter les données en graphiques

Une carte en quatre panneaux. Le panneau 1 va du type de variable à la représentation qui lui convient. Le panneau 2 place un diagramme en barres écartées des groupes sanguins à côté d’un histogramme de cinq classes de poids jointives. Le panneau 3 est un diagramme circulaire de 100 patients, avec les angles calculés, vérifiés et additionnés à 360°. Le panneau 4 montre un graphique linéaire des cas mensuels de paludisme à côté d’un nuage de points âge–pression artérielle systolique.

Nouveau avec les schémas ? À lire d’abord
  1. Regardez d’abord le dessin entier sans rien cliquer. Demandez-vous seulement : de quel type d’image s’agit-il (comparaison, trajet, séquence, tableau) ?
  2. Appuyez sur Lire, ou utilisez les flèches, pour parcourir les parties numérotées dans l’ordre. Le dessin reste fixe ; seul le repère se déplace.
  3. Cliquez sur un numéro, ou sur son nom dans la liste ci-dessous, pour lire ce qu’est cette partie et pourquoi elle compte. Utilisez « Masquer les repères » pour tester votre mémoire.
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01 / 4Choisir la représentation selon le type de variable

Présenter les données en graphiquesUne carte en quatre panneaux. Le panneau 1 va du type de variable à la représentation qui lui convient. Le panneau 2 place un diagramme en barres écartées des groupes sanguins à côté d’un histogramme de cinq classes de poids jointives. Le panneau 3 est un diagramme circulaire de 100 patients, avec les angles calculés, vérifiés et additionnés à 360°. Le panneau 4 montre un graphique linéaire des cas mensuels de paludisme à côté d’un nuage de points âge–pression artérielle systolique.Étape 1 — quel type de variable ?Catégorie (groupe sanguin) → barres ou circulaireEffectif discret (chutes par mois) → barresMesure continue (poids en kg) → histogrammeDeux mesures par patient → nuage de pointsUne valeur dans le temps → graphique linéaireGroupe sanguin (n = 100)Poids (kg), 5 classesABABOEspaces : catégories séparées.Jointives : aucun trou.Circulaire : les parts d’un toutAngle = (effectif ÷ total) × 360°A 25 → 25 ÷ 100 × 360 = 90°B 30 → 108° AB 10 → 36°O 35 → 126°90 + 108 + 36 + 126 = 360°Graphique linéaire : tempsNuage : âge et PAjanv.JuinGauche : un point par mois. Droite : un point par patient.

Si le schéma dépasse ce cadre, faites-le défiler latéralement. Les repères restent lisibles ; les explications numérotées ci-dessous présentent les mêmes idées.

Choisir la représentation selon le type de variable

La carte va de la variable à la représentation. Une variable catégorielle comme le groupe sanguin appelle un diagramme en barres lorsque le lecteur doit comparer des tailles, ou un diagramme circulaire lorsqu’il doit voir une part du tout. Un effectif discret appelle un diagramme en barres écartées, une mesure continue comme le poids appelle un histogramme à barres jointives, une valeur suivie dans le temps appelle un graphique linéaire, et deux mesures prises sur le même patient appellent un nuage de points.

Planche pédagogique schématique : les barres, les secteurs et les points sont dessinés à une échelle régulière pour les valeurs indiquées, mais la figure est une illustration travaillée et non un instrument de mesure. Le diagramme en barres part de zéro ; le nombre de patients accompagne chaque figure.

Points clés à retenir

  • Un tableau statistique lisible porte un titre clair, des lignes et colonnes nommées, des unités, un total lorsqu’il convient et une source.
  • Les diagrammes en barres montrent les effectifs de variables catégorielles ou discrètes et gardent les barres écartées, car les catégories sont des choses distinctes.
  • Les histogrammes montrent une variable continue regroupée en classes et leurs barres se touchent, car les classes sont des morceaux adjacents d’une même échelle.
  • Dans un diagramme circulaire d’un tout réel, l’angle du secteur = (effectif de la catégorie ÷ effectif total) × 360°, et la somme des angles doit faire 360°.
  • Les graphiques linéaires portent le temps en abscisse pour une évolution ; les nuages de points portent deux variables quantitatives pour la relation entre elles.
  • Choisissez la représentation d’après le type de variable et la décision du lecteur, indiquez l’unité de chaque axe et le nombre d’observations, et faites partir l’axe vertical d’un diagramme en barres de zéro.
Approfondir

Exemple travaillé

D’un relevé de service à une représentation que l’on peut justifier. Un service a audité 40 patients et veut deux figures pour la réunion qualité mensuelle. Le premier jeu de données est le groupe sanguin : A 10 patients, B 12, AB 4, O 14. Le second est le délai d’attente de la première dose d’antalgique, regroupé en minutes : 0–9 (8 patients), 10–19 (14), 20–29 (12) et 30–39 (6). Avant tout dessin, l’infirmière doit nommer chaque variable et vérifier les nombres.

  1. Nommer le type de variable dans chaque jeu. Le groupe sanguin est catégoriel : les quatre groupes sont des noms, non des quantités ; on peut les comparer, pas les additionner le long d’une échelle. Le délai d’attente est continu : c’est une mesure, et les classes 0–9, 10–19 sont des découpages artificiels d’une échelle continue.
  2. Vérifier les deux totaux avant tout dessin. Groupes sanguins : 10 + 12 + 4 + 14 = 40. Délais d’attente : 8 + 14 + 12 + 6 = 40. Les deux correspondent aux 40 patients audités : les parties reconstituent le tout et les tableaux sont fiables.
  3. Calculer les angles des secteurs du circulaire des groupes sanguins. La règle est angle = (effectif ÷ total) × 360°, et le total vaut 40. Groupe A : 10 ÷ 40 = 0,25, puis 0,25 × 360° = 90°. Groupe B : 12 ÷ 40 = 0,30, puis 0,30 × 360° = 108°. Groupe AB : 4 ÷ 40 = 0,10, puis 0,10 × 360° = 36°. Groupe O : 14 ÷ 40 = 0,35, puis 0,35 × 360° = 126°.
  4. Additionner les quatre angles pour vérifier : 90° + 108° + 36° + 126° = 360°. Un total de 360° signifie que les secteurs remplissent exactement le cercle. Si le total était 350° ou 370°, un effectif serait faux ou une division aurait été arrondie.
  5. Choisir et étiqueter la seconde représentation. Le délai d’attente est continu et déjà regroupé : la bonne représentation est un histogramme à barres jointives, avec l’unité « minutes » sur l’axe horizontal et l’effectif « nombre de patients » sur l’axe vertical. Les barres se touchent parce que les classes sont des morceaux adjacents d’une même échelle continue, et la barre la plus haute à 10–19 minutes montre où attendent la plupart des patients.

Les mêmes 40 patients ont donné un diagramme circulaire, car leurs groupes sanguins sont des parties d’un tout de 40, et un histogramme, car leurs délais d’attente sont une mesure continue découpée en classes. Nommer d’abord le type de variable, puis vérifier les totaux et les 360° avant de dessiner, voilà ce qui rend les deux figures défendables en réunion.

Didacticiel 1 — calculer les angles des secteurs d’un diagramme circulaire

Un audit de service classe 60 patients par groupe sanguin : A 15 patients, B 18, AB 6 et O 21. Vous devez construire le diagramme circulaire à la main, en calculant chaque angle de secteur et en prouvant que les quatre angles remplissent exactement le cercle. Travaillez au rapporteur ou au tableur, mais faites d’abord le raisonnement ici.

Règle utilisée: Angle du secteur = (effectif de la catégorie ÷ effectif total) × 360°, car un cercle complet mesure 360°. La règle contient deux vérifications : les effectifs doivent d’abord totaliser l’effectif total, et les angles obtenus doivent totaliser 360°.

  1. Additionnez les quatre effectifs et vérifiez qu’ils reconstituent le total de 60 patients.

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    15 + 18 + 6 + 21 = 60. Le total correspond aux 60 patients audités : chaque patient appartient donc à un seul groupe et le diagramme circulaire est légitime.

  2. La règle multiplie par 360° et non par 100. Pourquoi un tableau de pourcentages utilise-t-il 100 et un diagramme circulaire 360° ?

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    Les deux nombres décrivent le même tout dans des unités différentes. Un pourcentage découpe le tout en 100 parts égales : la fraction est donc multipliée par 100 et les parts totalisent 100 %. Un cercle découpe le tout en 360 degrés d’angle : la même fraction est multipliée par 360 et les parts totalisent 360°.

  3. Calculez l’angle du secteur du groupe A, qui compte 15 des 60 patients. Divisez d’abord, multipliez ensuite.

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    15 ÷ 60 = 0,25 : le groupe A représente donc un quart des patients. Puis 0,25 × 360° = 90°. Le groupe A occupe un angle droit, exactement un quart du cercle.

  4. Le groupe B compte 18 des 60 patients. Sans calculer, dites si son secteur est plus grand ou plus petit que celui du groupe A, puis vérifiez votre jugement par le calcul.

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    Plus grand, car 18 représente plus que 15 patients sur les mêmes 60. Le calcul le confirme : 18 ÷ 60 = 0,30, et 0,30 × 360° = 108°, soit 18° de plus que le secteur de 90° du groupe A.

  5. Calculez les deux secteurs restants : AB avec 6 patients et O avec 21 patients.

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    AB : 6 ÷ 60 = 0,10, puis 0,10 × 360° = 36°. O : 21 ÷ 60 = 0,35, puis 0,35 × 360° = 126°. Les quatre secteurs valent 90°, 108°, 36° et 126°.

  6. Additionnez les quatre angles. Quel doit être le résultat, et que vous dirait un résultat de 350° sur votre travail ?

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    90° + 108° + 36° + 126° = 360° : les secteurs remplissent donc exactement le cercle. Un total de 350° signifierait que 10° ne sont pas attribués : soit un effectif a été mal recopié, soit une division a été arrondie trop tôt, soit un secteur a simplement été tracé trop court. Ne dessinez jamais le diagramme avant d’obtenir 360°.

Réponse: Groupe A 90°, groupe B 108°, groupe AB 36° et groupe O 126° ; la somme des quatre angles vaut 360°, le cercle est donc exactement rempli et le diagramme peut être tracé.

À retenir: Divisez d’abord chaque effectif par le total, puis multipliez par 360° ; ne faites jamais l’inverse. Terminez en additionnant les angles et en exigeant 360° : cette seule vérification détecte un effectif faux, un arrondi prématuré et une erreur de saisie avant que la figure n’arrive en réunion.

Didacticiel 2 — choisir la représentation de cinq jeux de données

Un hôpital de district prépare son rapport mensuel et vous confie cinq jeux de données : (1) le service d’admission de chacun des 120 patients — médecine, chirurgie, pédiatrie ou maternité ; (2) le délai d’attente de la première antalgie en minutes, groupé en 0–9, 10–19, 20–29 et 30–39 ; (3) les cas de paludisme enregistrés dans chacun des 12 mois ; (4) l’âge et la pression artérielle systolique de chacun des 80 patients ; (5) les cinq principales causes de décès maternel en parts de 20 décès. Choisissez la représentation de chacun et justifiez ce choix.

Règle utilisée: Posez deux questions avant de dessiner. Premièrement, quel est le type de la variable ? Une catégorie appelle un diagramme en barres ou un diagramme circulaire ; une mesure continue appelle un histogramme ; une valeur suivie dans l’ordre chronologique appelle un graphique linéaire ; deux mesures sur le même sujet appellent un nuage de points. Deuxièmement, que doit décider le lecteur ? Comparer des tailles, voir une part d’un tout, une direction dans le temps ou une relation entre deux variables.

  1. Jeu de données 1 : nommez le type de la variable « service d’admission », puis choisissez entre un diagramme en barres et un diagramme circulaire.

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    Le service est une variable catégorielle (nominale) : quatre noms sans ordre naturel. Un diagramme en barres à quatre barres séparées est le choix sûr, car le lecteur doit comparer le nombre de patients par service ; un diagramme circulaire est tout aussi légitime si l’objectif du rapport est de montrer la part de chaque service dans les 120 admissions.

  2. Le jeu 2 donne des délais groupés en 0–9, 10–19, 20–29 et 30–39 minutes. Quelle représentation est correcte, et que montre-t-elle qu’un tableau des quatre mêmes nombres ne montre pas ?

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    Un histogramme à barres jointives, car le délai d’attente est continu et les classes sont des morceaux adjacents d’une même échelle. Le tableau donne quatre nombres ; l’histogramme montre la forme : où se concentrent les patients, quelle est la longueur de la queue droite et si quelques patients attendent beaucoup plus longtemps que les autres.

  3. Jeu de données 3 : 12 effectifs mensuels de paludisme. Nommez la représentation et précisez ce qui doit figurer sur chaque axe.

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    Un graphique linéaire. L’axe horizontal porte les mois dans l’ordre du calendrier, de janvier à décembre, et l’axe vertical le nombre de cas, avec l’unité « cas » indiquée. Les points sont reliés dans cet ordre pour rendre visible la montée et la descente de l’épidémie.

  4. Le jeu 4 contient deux mesures pour chacun des 80 patients : l’âge et la pression artérielle systolique. Quelle représentation, et que peut-elle montrer qu’aucune des trois précédentes ne montre ?

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    Un nuage de points, un point par patient. C’est la seule des quatre représentations dont les deux axes portent deux variables quantitatives différentes : elle peut donc montrer si les deux mesures varient ensemble — ici, si les patients plus âgés ont tendance à avoir une pression systolique plus élevée. Elle montre une relation, ni une part ni une évolution dans le temps.

  5. Jeu de données 5 : cinq causes de décès maternel en parts de 20 décès. Choisissez entre un diagramme en barres et un diagramme circulaire, et précisez le total que vous utiliserez.

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    Un diagramme circulaire, car les 20 décès forment un tout complet et le rapport demande la part de chaque cause dans ce tout ; le total est 20 décès, et chaque angle vaudra (décès de cette cause ÷ 20) × 360°. Un diagramme en barres serait également acceptable si l’objectif était de classer les causes par ordre de grandeur.

  6. Un collègue propose de présenter le jeu 2 — les délais groupés — en barres largement écartées avec un axe vertical coupé à 10 patients. Quelles deux affirmations fausses cette figure porterait-elle ?

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    Les espaces affirmeraient qu’aucun délai n’existe entre une classe et la suivante, comme si un patient pouvait attendre 9 minutes ou 10 minutes mais rien entre les deux, alors que l’échelle est continue. Couper l’axe à 10 patients affirmerait que l’écart entre les barres est bien plus grand qu’en réalité, car l’œil compare la longueur des barres, non le nombre inscrit à côté.

  7. Écrivez les cinq décisions, une ligne chacune, avec son unité, pour qu’un collègue puisse tracer les figures sans rien vous demander.

    Afficher cette étape

    Service : diagramme en barres, x = nom du service, y = patients. Délai : histogramme, x = minutes, y = patients, barres jointives. Paludisme : graphique linéaire, x = mois, y = cas. Âge et pression : nuage de points, x = âge en années, y = pression systolique en mmHg. Causes de décès : diagramme circulaire, angle = (décès ÷ 20) × 360°, unité en degrés.

Réponse: Service → diagramme en barres ; délai d’attente → histogramme ; paludisme par mois → graphique linéaire ; âge et pression artérielle → nuage de points ; causes de décès maternel → diagramme circulaire, angles calculés à partir du total de 20 décès.

À retenir: Nommez le type de variable et la décision du lecteur avant d’ouvrir le logiciel : la représentation est l’une des deux réponses, jamais une question de goût. Inscrivez l’unité de chaque axe au même moment, et vérifiez qu’une variable continue ne reçoit jamais de barres séparées.

À vous d’essayer

Essayez chaque exercice sur papier. Écrivez la formule, remplacez les nombres, puis vérifiez l’unité de votre réponse.

  1. Un tableau de service recense 80 patients par service — médecine 28, chirurgie 22, pédiatrie 18, maternité 12 — mais il n’a ni titre, ni unité sur la colonne des effectifs, ni ligne Total, ni source. Nommez ce qui manque, calculez le total manquant et donnez le pourcentage du service de médecine à une décimale.

    Indice

    Additionnez les quatre effectifs pour obtenir le total ; le pourcentage d’une catégorie vaut (effectif de la catégorie ÷ total) × 100, calculé à partir du total que vous venez de vérifier.

    Afficher la réponse détaillée

    Manquent : le titre précisant le groupe et la période décrits, l’unité « patients » sur la colonne des effectifs, la ligne Total et la ligne Source. Total = 28 + 22 + 18 + 12 = 80 patients, ce qui correspond au nombre de patients audités. Pourcentage du service de médecine = 28 ÷ 80 × 100 = 35,0 %.

  2. Vous disposez de deux jeux de données de la même clinique : (a) le nombre d’enfants de chaque patient, noté 0, 1, 2, 3 ou 4 ; (b) la température corporelle de chaque patient en °C. Choisissez la représentation de chacun et expliquez, en parlant des barres, pourquoi les deux choix diffèrent.

    Indice

    Demandez-vous si une valeur entre deux classes voisines est possible pour le patient. Si elle est impossible, les classes sont des catégories séparées ; si elle est possible, ce sont des morceaux d’une même échelle continue.

    Afficher la réponse détaillée

    (a) Un diagramme en barres avec espaces : le nombre d’enfants est discret, seules des valeurs entières existent et chaque valeur est une catégorie distincte ; une barre pour 1,5 enfant n’aurait aucun sens. (b) Un histogramme à barres jointives : la température est continue, les classes sont donc des morceaux adjacents d’une même échelle et un espace affirmerait à tort qu’aucune température n’existe entre deux classes.

  3. Un audit de triage répartit 120 patients en quatre catégories : rouge 15, orange 25, jaune 50 et vert 30. Calculez les quatre angles du diagramme circulaire et prouvez qu’ils remplissent le cercle.

    Indice

    Divisez chaque effectif par le total de 120, puis multipliez par 360°. Rassemblez les angles à la fin et exigez un total de 360° exactement.

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    Total = 15 + 25 + 50 + 30 = 120. Rouge : 15 ÷ 120 = 0,125, donc 0,125 × 360° = 45°. Orange : 25 ÷ 120 × 360° = 75°. Jaune : 50 ÷ 120 × 360° = 150°. Vert : 30 ÷ 120 × 360° = 90°. Vérification : 45° + 75° + 150° + 90° = 360°, les secteurs remplissent donc exactement le cercle.

  4. Deux jeux de données arrivent pour le rapport d’hygiène : (a) l’observance de l’hygiène des mains en pourcentage, relevée à chacun des 12 mois ; (b) l’observance en pourcentage dans chacun de quatre services. Un collègue trace les services en graphique linéaire. Choisissez la représentation correcte de chaque jeu et expliquez ce que la ligne du collègue affirme à tort.

    Indice

    Un graphique linéaire n’est légitime que si l’axe horizontal porte une vraie succession. Demandez-vous si un service précède un autre dans un ordre qui ait un sens.

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    (a) Un graphique linéaire, avec les mois dans l’ordre du calendrier en abscisse et l’observance en pourcentage en ordonnée, car la pente montre si l’observance s’améliore. (b) Un diagramme en barres séparées, car les quatre services sont des catégories distinctes sans ordre naturel. La ligne du collègue affirme à tort qu’un service succède à un autre le long d’un trajet et que l’observance monte ou descend d’un service à l’autre, ce qui n’a aucun sens.

Idée fausse fréquente

Beaucoup de débutants croient qu’un histogramme n’est qu’un diagramme en barres dont on a effacé les espaces, et que les deux sont interchangeables une fois les nombres prêts. Les espaces ne relèvent pas du style : ils indiquent si les catégories sont des choses distinctes ou une échelle continue découpée en morceaux. Un diagramme en barres écartées de poids regroupés affirme que personne ne pèse entre 49 kg et 50 kg. Un histogramme des groupes sanguins en barres jointives affirme que le groupe A se fond dans le groupe B. Le type de variable décide de la représentation, et les espaces sont la façon dont la représentation rapporte cette décision.

Vérifiez votre raisonnement

Un collègue présente un diagramme circulaire des cas de paludisme par mois sur une année et affirme qu’il prouve le caractère saisonnier du paludisme. À l’aide de ce qu’un diagramme circulaire peut et ne peut pas montrer, rédigez votre réponse.

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Un diagramme circulaire divise un tout fixe, ici le total annuel des cas : chaque secteur indique seulement quel mois a fourni la plus grande part de ce total. Le caractère saisonnier est un profil de montée et de descente au fil des mois, donc un changement dans le temps, et un diagramme circulaire n’a pas d’axe du temps : ses secteurs pourraient être réordonnés au hasard sans rien perdre. Les douze mêmes effectifs mensuels sur un graphique linéaire, mois dans l’ordre du calendrier, montreraient si les cas montent et redescendent réellement ensemble chaque année, et il faudrait plusieurs années de telles courbes pour établir un profil saisonnier. Le diagramme circulaire n’est donc pas faux : il répond simplement à une autre question que celle annoncée.

D’où vient ce contenu

  • BMS 1110 Applied Mathematics and Medical Biostatistics lecture notes (supplied) · Unit Three “Description and presentation of data”, lines 689–757: the list of presentations (tables, bar charts, pie charts, histograms, frequency polygons, line graphs, box-and-whisker plots, scatter plots) and the statement that the choice depends on the type of variable and the purpose; the six features of a good statistical table and the blood-group table; the bar chart for categorical or discrete data with categories on one axis and frequencies on the other; the pie chart as components of a whole with Percentage = (Frequency ÷ 60) × 100 and a pie-angle column totalling 360°; the histogram for continuous grouped data at lines 730–741, with bars that normally touch because the intervals are continuous, and the four things it can reveal (centre, spread, skewness, possible unusual observations); the monthly malaria line graph for change over time at lines 742–749; and the scatter plot for the relationship between two quantitative variables with the examples age and blood pressure, height and weight, exercise time and heart rate, and body mass index and blood glucose at lines 750–757.
  • Beyond the supplied notes: reading and drawing a distribution honestly · The notes name the displays but do not teach how to read or to draw them safely. Added here as standard, uncontroversial descriptive practice: the interpretation of symmetric, right-skewed and left-skewed histograms and why the mean is dragged by an extreme tail while the median resists; unimodal and bimodal shapes as hypotheses about mixed populations; empty classes as data checks; the boundary convention for continuous data recorded to the nearest unit (40–49 means 39.5 up to 49.5); the effect of class width on the visible shape of the distribution; density, frequency ÷ class width, as the quantity that must be proportional to frequency when class widths are unequal; the rule that a bar chart’s vertical axis must begin at zero while a labelled line graph may start higher; the distortion caused by three-dimensional pie charts; the need to keep the natural order of ordinal categories; and stating the number of observations, the unit of each axis and the period covered. The frequency polygon and the box-and-whisker plot are named in the notes at lines 695 and 697 but not developed; their explanation here is beyond the notes.
  • Note on the course code · The supplied cover page reads “Course Number: BMS 110”. The curriculum catalogue in this project records “BMS 1110”; the catalogue is treated as authoritative and the notes’ cover value is retained here for provenance.

La progression des leçons est enregistrée sur cet appareil pour l’apprenant actuel. Les réponses d’entraînement restent séparées et ne sont pas conservées.

À propos de ce cours et de ses sources

Leçons bilingues organisées à partir des notes BMS 1110 Mathématiques appliquées et biostatistique médicale fournies (M. Ebangan Prosper Achuanoh). Les schémas sont des illustrations pédagogiques originales ; les sections qui dépassent les notes fournies le précisent dans leurs sources. La révision mathématique, clinique et francophone est en attente.